Lors du Conseil municipal de ce jeudi 9 avril 2026, le maire RN de Carcassonne a pris et annoncé de nouvelles décisions à effet immédiat. Elles concernent la vie de la Cité, le commerce local mais aussi des associations et des médias locaux qui ne semblent pas en odeur de sainteté auprès de la nouvelle municipalité.
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Le maire de Carcassonne a d’abord dressé le bilan de l’arrêté antimendicité pris dès son entrée en fonction. Et il en profite pour régler ses comptes avec certains de ses opposants.
« En 10 jours, nous avons fait plus que d’autres sur certains sujets en 10 ans » débute le maire.
L’arrêté antimendicité est un véritable succès avec une quinzaine d’interventions de notre police municipale qui a fait un excellent travail et en douceur, je tiens à le préciser.
Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne.
Et de poursuivre : « La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) a fait le choix d’attaquer cet arrêté alors même qu’elle reçoit une subvention, certes modeste, 300 euros de subvention de la ville et dispose d’un bureau mis en disposition gratuitement 3 jours par semaine. Dès aujourd’hui, c’est terminé. Ils iront se chercher un bureau ailleurs. Et j’ai décidé de réaffecter cette somme en la complétant, au profit des associations qui mènent les maraudes en ville et qui accompagnent des personnes sans abris. Nous la mettrons à 500 euros et nous la dispatcherons entre les différentes maraudes ».
Autres annonces, l’éclairage public sera rallumé dans toute la ville dès cette nuit. « C’était un engagement de campagne, il est désormais tenu. Nous rétablirons ainsi la sécurité, le confort et la tranquillité dans notre ville » a dit le maire.
Dès ce samedi, Christophe Barthès a décidé de rendre les parkings aériens gratuits pour faciliter l’accès au cœur de ville. Une mesure valable uniquement les samedis et dimanches.
Carcassonne – Conseil municipal en public avec Christophe Barthès, maire RN. Plusieurs annonces a effet immédiat – 9 avril 2026.
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© FTV F.Guibal
Puis le maire s’en est pris nominativement à certains de nos confrères « qui manquent cruellement de neutralité ».
« Nous répondons à tous les journalistes qui, pour la plupart, font leur travail avec sérieux et neutralité. La presse doit être libre et indépendante et, comme toute entreprise, elle doit se financer par elle-même, et non par l’argent de nos impôts. Dans notre ville, certains médias, comme, je les cite, La Dépêche, L’Indépendant et le Midi Libre, tiennent des propos qui salissent notre ville, méprisent les Carcassonnais et manquent cruellement de neutralité ».
Le maire poursuit : « Nous avons découvert les avantages et les financements que la ville leur a accordés, avec l’argent de vos impôts. Autant vous dire que, dès aujourd’hui, c’est terminé ! ».
Et là, chiffres à l’appui, il détaille…
« Chers Carcassonnais, vous payez le stationnement, eux non. Ils bénéficient de places de parking gratuites, c’est terminé. Ils percevaient 37 350 euros pour le pôle culturel et le théâtre, c’est terminé. Ils percevaient 21 210 euros pour la communication générale de la ville, c’est terminé. Ils percevaient 17 000 euros pour les annonces légales, c’est terminé. Ils bénéficiaient d’accréditations pour le festival et l’ensemble des festivités, c’est terminé. La ville comptait 7 abonnements pour plusieurs centaines d’euros. C’est terminé ».
Soit une économie de 75 560 euros d’argent public. Il sera désormais utilisé pour améliorer le quotidien des Carcassonnais, je ne laisserai plus personne salir notre ville. Comme il n’y a pas d’autres interventions, je clôture ce conseil.
Christophe Barthès, maire RN de Carcassonne.
Dans l’opposition, on a surtout réagi au vote des hausses des rémunérations du nouveau maire et des 10 adjoints. Des augmentations de 17% à 24% par rapport à l’équipe sortante. Pour le maire, ces hausses sont équilibrées par des économies, suppression des deux chauffeurs du maire et de la voiture de fonction en leasing.
Le salaire du maire passera donc de 4.875€ par mois à 5.700€, soit 825€ de plus mensuels. Pour les adjoints, l’indemnité grimpe de 1.450€ à 1.800€.
A une période, où nos compatriotes ont du mal à remplir leur réservoir d’essence et leur frigo, c’est un mauvais signal envoyé. On nous annonce des économies par ailleurs, mais ce n’est pas sérieux. Il va falloir diminuer la masse salariale à Carcassonne mais cela demande du courage politique.
François Mourad, élu DVD d’opposition à la mairie de Carcassonne.
Prochain conseil municipal à Carcassonne, le 30 avril.
Carcassonne : Le Maire RN Met le Holà aux Médias et aux Droits de l’Homme
Christophe Barthès, le maire RN de Carcassonne, a récemment pris des décisions qui font grincer des dents, notamment la fin des subventions à la Ligue des Droits de l’Homme et aux médias locaux. Une manœuvre qui soulève des questions sur la liberté d’expression.
Lors du Conseil municipal de ce jeudi 9 avril 2026, le maire RN de Carcassonne a pris et annoncé de nouvelles décisions à effet immédiat. Elles concernent la vie de la Cité, le commerce local mais aussi des associations et des médias locaux qui ne semblent pas en odeur de sainteté auprès de la nouvelle municipalité. « En 10 jours, nous avons fait plus que d’autres sur certains sujets en 10 ans », a-t-il déclaré, visiblement fier de son bilan.
Ce qui se passe réellement
Le maire a d’abord dressé le bilan de l’arrêté antimendicité, qu’il qualifie de « véritable succès » avec une quinzaine d’interventions de la police municipale. Il a ensuite décidé de couper les vivres à la Ligue des Droits de l’Homme, qui recevait une subvention de 300 euros, et a réaffecté cette somme à des associations qui mènent des maraudes pour les sans-abris. « Ils iront se chercher un bureau ailleurs », a-t-il tranché.
Autres annonces : l’éclairage public sera rallumé dès cette nuit, et les parkings aériens seront gratuits les week-ends. Une mesure qui semble plus symbolique qu’efficace, mais qui plaît à certains.
Pourquoi cela dérange
Cette décision de couper les subventions aux médias et à la LDH soulève des inquiétudes. En effet, le maire accuse certains médias de « salir » la ville, tout en prétendant défendre la liberté de la presse. Une contradiction flagrante qui met en lumière une tendance inquiétante à vouloir contrôler l’information.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ces décisions sont déjà visibles. Les médias locaux, qui dépendent souvent de ces subventions, pourraient se retrouver dans une situation précaire, limitant ainsi la diversité des voix et des opinions dans la ville. Cela pourrait également avoir un impact sur la couverture des problématiques sociales, notamment celles touchant les plus vulnérables.
Lecture satirique
Il est ironique de voir un maire qui prône la « liberté » tout en muselant les voix critiques. En coupant les subventions, il ne fait que renforcer l’idée que la liberté d’expression est un luxe que seuls certains peuvent se permettre. « Nous ne laisserons plus personne salir notre ville », a-t-il déclaré, comme si la critique était synonyme de déshonneur.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées dans d’autres pays, où les gouvernements cherchent à contrôler les médias et à réduire les voix dissidentes. Les parallèles avec des régimes comme ceux de la Russie ou des États-Unis, où la liberté de la presse est souvent mise à mal, sont troublants.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, Carcassonne pourrait devenir un laboratoire de la censure, où seules les voix conformes au discours officiel seront entendues. Les prochaines élections municipales pourraient être un révélateur de cette dérive.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

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