Cancer : le tabou persistant chez les hommes freine la prévention
Mise à jour le 2026-02-04 10:22:00 : Le docteur Georges Chata souligne le tabou du cancer chez les hommes, freinant l’accès aux soins.
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Lors de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, célébrée chaque 4 février, le docteur Georges Chata, président de la Ligue contre le cancer de la Creuse, alerte sur un enjeu majeur : le tabou du cancer chez les hommes et leur difficulté persistante à accéder à la prévention et aux soins.
En France, les hommes restent plus exposés au cancer que les femmes. Moins enclins à consulter et à accepter de l’aide, ils présentent une mortalité plus élevée. Pour le docteur Georges Chata, ce tabou masculin demeure un frein majeur au dépistage et à la prise en charge précoce.
La Journée mondiale de lutte contre le cancer est une journée internationale consacrée à la prévention, à la détection, à la lutte contre la stigmatisation et au traitement du cancer. Créée en 2000, elle est organisée chaque 4 février. En Creuse, cette journée a été l’occasion de faire le point avec le docteur Georges Chata, régulièrement invité à l’antenne, notamment lors d’Octobre Rose ou d’actions dédiées à la santé masculine.
Le tabou du cancer reste bien présent
À la question de savoir si le tabou du cancer chez les hommes recule en France, la réponse est sans appel. « Eh bien non, eh bien non », dit-il. Les chiffres illustrent cette réalité. L’espérance de vie des femmes est aujourd’hui d’environ 85 ans, contre 79 ans pour les hommes, soit six années d’écart.
Selon le docteur Chata, cette différence ne s’explique pas par la physiologie. « Les hommes ne se soignent pas aussi bien que les femmes », explique-t-il. Ils ont moins le réflexe d’aller vers la prévention et les soins, ce qui entraîne davantage de cancers diagnostiqués chaque année et une mortalité plus élevée chez les hommes.
Une relation compliquée à la prévention
Ce retard s’explique par un rapport particulier des hommes à la maladie. « C’est surtout une réserve des hommes », analyse le président de la Ligue contre le cancer de la Creuse. Beaucoup se perçoivent comme suffisamment forts pour ne pas tomber malades, ou repoussent l’idée même de consulter un médecin.
Cette attitude se retrouve aussi dans l’accompagnement proposé aux patients. « Dans les soins de support que nous mettons en place, on a très peu d’hommes », constate-t-il. Lorsqu’une aide leur est proposée, la réponse revient souvent : « on n’a pas besoin ». Une forme de retenue, voire de difficulté à accepter sa fragilité.
Briser le silence pour mieux soigner
Pour Georges Chata, ce tabou a des conséquences directes. En retardant la consultation et le dépistage, les cancers sont souvent diagnostiqués plus tardivement, avec des chances de guérison réduites. Lever le silence autour de la maladie est donc un enjeu de santé publique.
La Journée mondiale de lutte contre le cancer sert aussi à rappeler ce message essentiel : parler, se faire dépister et accepter de l’aide peut sauver des vies. Un appel clair lancé aux hommes pour qu’ils prennent davantage soin de leur santé.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Les hommes sont plus exposés au cancer que les femmes.
- Qui est concerné : Les hommes en France.
- Quand : Chaque 4 février.
- Où : En France.
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-02-04 10:22:00 — Site : www.francebleu.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-04 10:22:00 — Slug : cancer-chez-les-hommes-le-tabou-reste-un-frein-majeur-ici
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