La Cour des comptes épingle le projet de canal Seine-Nord-Europe, dont les coûts et les délais ne sont pas maîtrisés, indique l’institution dans un rapport. Le président du directoire de la Société du Canal Seine-Nord-Europe répond sur ICI Picardie.

« Un projet majeur d’envergure européenne marqué par une dérive des coûts et des délais, confiés à un établissement public local mal armé pour mener sa mission de maître d’ouvrage. » En une phrase, la Cour des comptes a résumé ses principales critiques à l’égard du canal Seine-Nord-Europe, le projet de construire 107 kilomètres de voies fluviales entre la Seine et l’Escaut, pour faire circuler des péniches de grands gabarits. Dimensionné à 3,5 milliards d’euros en 2005, le budget s’oriente plutôt vers 7,3 milliards d’euros aujourd’hui.

Pour expliquer cette hausse du coût, il y a d’abord le contexte, souligne Jérôme Dezobry, président du directoire de la Société du Canal Seine-Nord-Europe (SCSNE) : « C’est surtout lié à l’inflation, 1,1 milliard d’euros. On l’a tous vécu, avec la crise ukrainienne, on l’a senti dans nos vies quotidiennes. Ensuite, le projet qui est fait aujourd’hui est assez différent de celui de l’époque. Il y a de nouvelles règlementations, plus exigeantes. Le projet est beaucoup plus qualitatif. On ne compare donc pas forcément les mêmes choses. Le projet d’aujourd’hui correspond à un projet du 21ème siècle, dont notre région et l’Europe ont besoin. »

Si la Cour des comptes pointe un recours trop important aux prestataires extérieurs, dans la perte de contrôle des coûts, Jérôme Dezobry assure que, « quand on construit sa maison, on ne fait pas tout, tout seul. Pour un projet aussi important, on a besoin d’expertises très pointues ». Le président du directoire de la SCSNE souligne que la Cour des comptes n’a pas relevé d’irrégularité dans les contrats publics.

Jérôme Dezobry balaie aussi la critique portée sur la gouvernance et le fonctionnement trop frictionnel entre le constructeur, les collectivités et l’État. « Cette gouvernance est liée au financement, on a vu un modèle similaire pour d’autres projets à l’étrangers, par exemple la construction de ports maritimes. Les difficultés qu’on a connu au début sont liées à une chose très simple : on n’a pas fait de canal depuis cinquante ans dans notre pays. Il a fallu tout remettre en place, tout déterminer. »

Canal Seine-Nord-Europe : Quand le rêve fluvial se transforme en cauchemar budgétaire

La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme sur le projet de canal Seine-Nord-Europe, dont les coûts explosent et les délais s’étirent, révélant une gestion à la dérive.

Il était une fois un projet ambitieux, le canal Seine-Nord-Europe, censé relier la Seine à l’Escaut sur 107 kilomètres. En 2005, le budget initial était de 3,5 milliards d’euros. Aujourd’hui, il flirte avec les 7,3 milliards. La Cour des comptes a résumé la situation avec une précision chirurgicale : « Un projet majeur d’envergure européenne marqué par une dérive des coûts et des délais, confiés à un établissement public local mal armé pour mener sa mission de maître d’ouvrage. » Un chef-d’œuvre de la bureaucratie, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Pour expliquer cette flambée des coûts, Jérôme Dezobry, président du directoire de la Société du Canal Seine-Nord-Europe (SCSNE), évoque l’inflation et la crise ukrainienne. « C’est surtout lié à l’inflation, 1,1 milliard d’euros. On l’a tous vécu, avec la crise ukrainienne, on l’a senti dans nos vies quotidiennes. » Ah, la bonne vieille excuse de la crise, qui semble toujours tomber à pic pour justifier des dérives budgétaires. Mais ne vous inquiétez pas, le projet est maintenant « beaucoup plus qualitatif ». Qui aurait cru qu’un canal pouvait devenir un symbole de luxe ?

Pourquoi cela dérange

Les critiques fusent, notamment sur le recours excessif aux prestataires extérieurs. La Cour des comptes s’inquiète d’une perte de contrôle des coûts. Mais, comme le dit si bien Dezobry, « quand on construit sa maison, on ne fait pas tout, tout seul. » Une belle métaphore, mais qui ne masque pas le fait que les contribuables pourraient bien se retrouver à payer pour une maison de luxe qu’ils n’ont pas demandée.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : des retards accumulés, des budgets qui s’envolent et une gouvernance qui semble plus préoccupée par les procédures que par l’efficacité. En somme, un véritable festival de l’inefficacité bureaucratique, où chacun semble jouer sa propre partition sans se soucier de l’harmonie générale.

Lecture satirique

Le discours politique est rempli de promesses grandioses, mais la réalité est tout autre. On nous promet un canal moderne, adapté aux besoins du 21ème siècle, alors que l’on se retrouve avec un projet qui ressemble davantage à un gouffre financier. Les promesses de qualité se heurtent à une réalité où l’inflation et le manque de compétences semblent être les seules constantes.

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires à l’étranger. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également leurs propres projets pharaoniques qui se transforment en fiascos. Peut-être que le canal Seine-Nord-Europe n’est qu’un petit échantillon de ce qui se passe lorsque la bureaucratie s’emballe.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que les coûts continuent d’augmenter et que les délais s’allongent. Les contribuables devront se préparer à voir leur argent disparaître dans les méandres d’un projet mal géré, tout en écoutant des discours rassurants sur la nécessité de ce canal. Un véritable spectacle de marionnettes, où les fils sont tirés par des acteurs qui semblent plus intéressés par leur propre image que par le bien commun.

Sources

Source : www.francebleu.fr

Canal Seine-Nord-Europe :
Visuel — Source : www.francebleu.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire