CAN 2027 : Le Tour Préliminaire, un Spectacle de l’Absurdie
Les équipes les moins bien classées d’Afrique se battent pour une place dans la CAN 2027, mais qui a vraiment besoin de qualifications quand on peut délocaliser les matchs à cause d’infrastructures inexistantes ?
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Alors que le vainqueur de la CAN 2025 reste un mystère, la scène est déjà prête pour la CAN 2027. Du 25 au 31 mars, les 12 équipes les moins bien classées du continent africain se retrouvent pour un tour préliminaire qui promet d’être aussi palpitant qu’un match de ping-pong entre deux amateurs. Les Seychelles affrontent le Lesotho, Djibouti se frotte au Soudan du Sud, et d’autres duels tout aussi captivants sont au programme. Mais ne vous attendez pas à des stades flambant neufs : beaucoup de ces matchs sont délocalisés, faute d’infrastructures respectant les normes de la Confédération africaine de football (CAF).
Ce qui se passe réellement
Les matchs aller ont débuté avec des résultats qui feraient rougir n’importe quel fan de football. Érythrée a battu Eswatini 2-0 à Meknès, tandis que Djibouti a subi une défaite cuisante de 0-4 contre le Soudan du Sud. Les Seychelles et le Lesotho ont fait match nul, tout comme la Somalie et l’Île Maurice. Le Tchad a été écrasé 0-4 par le Burundi, et São Tomé-et-Principe a perdu 0-3 contre l’Éthiopie. Ces résultats, bien que surprenants, ne sont que le reflet d’une réalité où le football est souvent éclipsé par des problèmes d’infrastructures.
Pourquoi cela dérange
Le fait que ces matchs soient délocalisés en dit long sur l’état des infrastructures sportives en Afrique. Au lieu de construire des stades dignes de ce nom, on préfère faire voyager les équipes comme des marchandises. Cela soulève des questions sur les priorités des autorités sportives et politiques. Pourquoi investir dans des infrastructures quand on peut simplement déplacer les problèmes ailleurs ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette situation sont multiples. D’une part, les équipes doivent s’adapter à des conditions de jeu souvent défavorables. D’autre part, cela nuit à l’image du football africain sur la scène internationale. Les spectateurs, au lieu de se concentrer sur le jeu, sont souvent distraits par les conditions de jeu et les infrastructures défaillantes.
Lecture satirique
Les discours politiques autour de la promotion du football en Afrique sont souvent pleins de promesses. Mais la réalité est que les promesses sont aussi solides qu’un carton mouillé. Les dirigeants parlent de développement et de soutien, mais quand il s’agit de financer des infrastructures, le silence est assourdissant. C’est un peu comme si on promettait de construire une maison sans jamais poser la première brique.
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on peut voir des parallèles avec des politiques autoritaires dans d’autres pays. Les États-Unis, par exemple, ont leur propre lot de promesses non tenues, où les infrastructures sportives sont souvent laissées à l’abandon. En Russie, le sport est utilisé comme un outil de propagande, tandis qu’en Afrique, il semble que le sport soit un simple prétexte pour masquer des problèmes bien plus profonds.
À quoi s’attendre
À l’approche de la CAN 2027, il est probable que les mêmes problèmes d’infrastructures et de délocalisations se reproduisent. Les équipes continueront de se battre pour une place sur la scène internationale, mais à quel prix ? Les promesses de développement resteront-elles lettre morte, ou verrons-nous enfin un changement tangible ?