Cameroun : Une « résilience remarquable » face à l’absurde
L’économie camerounaise, saluée pour sa « résilience », se débat dans les contradictions d’une gestion chaotique. Entre promesses et réalité, le fossé se creuse.
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En 2025, le Cameroun a été le théâtre d’une élection présidentielle tumultueuse, marquée par des « perturbations » qui ont laissé l’économie sur le flanc. Le FMI, dans un élan de bienveillance, a salué cette « résilience remarquable », comme si la capacité à survivre dans le chaos était une victoire en soi. Mais à quel prix ?
Ce qui se passe réellement
Les élections du 12 octobre ont eu des conséquences désastreuses sur l’économie. Selon le FMI, le pays a subi des pertes directes de plus de 200 milliards de francs CFA (environ 304 millions d’euros) et un manque à gagner fiscal de 43 milliards de francs CFA (près de 65 millions d’euros). Les commerces, services et investissements ont été touchés, laissant la population se demander si cette « résilience » ne serait pas plutôt une forme de résistance à l’absurde.
Le FMI a également pointé un « dérapage des dépenses courantes » de 11%, sans préciser si cela incluait les frais de campagne électorale ou les dépenses sécuritaires de la Société nationale des hydrocarbures. Le résultat ? Une croissance qui ralentit, comme une promesse politique qui s’effrite.
Pourquoi cela dérange
Les contradictions sont flagrantes : d’un côté, le FMI parle de perspectives « prudemment favorables », de l’autre, les caisses de l’État sont en proie à la volatilité des matières premières et à la baisse des exportations pétrolières. Comme si le gouvernement pouvait jongler avec des promesses tout en laissant les réalités économiques s’effondrer.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : un accès aux financements de plus en plus compliqué, des taux d’intérêt qui flambent, et une population qui se demande si la résilience est vraiment synonyme de progrès. Les réformes promises sur les subventions des carburants semblent s’éloigner, laissant les citoyens dans l’incertitude.
Lecture satirique
Le discours politique est un véritable festival de contradictions. D’un côté, on nous promet un avenir radieux, de l’autre, les réalités économiques sont telles qu’on pourrait croire que le gouvernement joue à un jeu de société où les dés sont pipés. La « résilience » devient alors un mot à la mode, un peu comme les promesses électorales : séduisantes, mais souvent vides de sens.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs. Les États-Unis et la Russie, par exemple, jonglent également avec des discours de prospérité tout en cachant des réalités économiques désastreuses. Une ironie du sort qui nous rappelle que la résilience peut parfois être un masque pour dissimuler l’inefficacité.
À quoi s’attendre
Les projections pour 2026 sont teintées d’un optimisme prudent. Mais avec une économie dépendante de la volatilité des matières premières et des tensions internationales, il est légitime de se demander si cette résilience ne sera pas mise à rude épreuve. Les défis s’accumulent, et les promesses s’effritent.