Trump, entre promesses et chaos : l’allocution qui va faire du bruit

Alors que les États-Unis s’enlisent dans un conflit au Moyen-Orient, Donald Trump s’apprête à s’adresser à la nation. Une mise au point qui pourrait bien être plus un coup de com’ qu’une véritable stratégie.

Plombé politiquement par le conflit engagé par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le président américain doit s’exprimer lors d’une allocution attendue au peuple américain. Il s’agit de la première adresse du président américain à sa nation depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump doit s’exprimer, vers 3 heures du matin, jeudi 2 avril, lors d’une allocution filmée à la Maison Blanche. Plombé politiquement par le conflit engagé par les États-Unis et Israël contre l’Iran, il promet une mise au point « importante » sur l’opération militaire « Epic Fury » lancée le 28 février.

Ce qui se passe réellement

Jour après jour, Trump continue de souffler le chaud et le froid quant à l’issue du conflit. Le chef d’État a déjà assuré qu’elle ne dépendait ni de négociations avec Téhéran, ni de l’état dans lequel serait laissé le détroit d’Ormuz. Mardi, il a laissé entendre que les États-Unis en auraient « fini » avec l’Iran d’ici « deux ou trois semaines » avant d’affirmer, le lendemain, que Téhéran avait réclamé un cessez-le-feu. Des propos rapidement démentis par la République islamique.

Pourquoi cela dérange

En plus d’assurer à des Américains en majorité sceptiques que tout est sous contrôle, quelques mois avant qu’ils ne se rendent aux urnes pour des législatives déterminantes, le républicain de 79 ans pourrait ouvrir un nouveau front, diplomatique celui-là, contre l’Otan. Le quotidien britannique The Telegraph lui a demandé mercredi s’il envisageait de remettre en question l’adhésion de son pays à l’Alliance atlantique après le conflit, et il a répondu : « Oh oui, je dirais même que cela va au-delà d’une simple remise en question ».

Ce que cela implique concrètement

La marge de manœuvre constitutionnelle de Donald Trump en la matière n’est toutefois pas claire. L’Otan pourrait, au minimum, servir de diversion au président américain. Il a martelé que les alliés des États-Unis devaient en faire plus pour rouvrir le détroit d’Ormuz, dont la fermeture a fait grimper le prix du pétrole, et par effet de contagion les dépenses en carburant des Américains. Il répète aussi que l’Otan coûte cher aux contribuables américains, qui vont déjà devoir supporter le coût très important de la guerre contre l’Iran.

Lecture satirique

Les enquêtes d’opinion montrent que les électeurs sont en majorité opposés au conflit, même si la base « MAGA » de Donald Trump continue à le suivre. Elles signalent aussi une dégringolade sur ce qui a été l’un des points forts de l’ancien homme d’affaires pendant la campagne. La proportion d’Américains faisant confiance au président pour gérer l’économie du pays est tombée à 31% dans la dernière édition d’un sondage CNN/SSRS, un plus bas dans toute sa carrière politique. Une belle performance pour un président qui promettait de rendre l’Amérique grande à nouveau !

Effet miroir international

Ce spectacle de contradictions et de promesses non tenues n’est pas sans rappeler d’autres dérives autoritaires à travers le monde. Que ce soit en Russie ou ailleurs, les discours politiques déconnectés de la réalité semblent être la norme. La question est : à quel prix ?

À quoi s’attendre

À l’approche des élections, il est probable que Trump continue de jongler avec les discours pour apaiser ses partisans tout en essayant de rassurer un électorat de plus en plus inquiet. Reste à voir si cette stratégie de communication suffira à redresser la barre.

Sources

Source : www.franceinfo.fr

Visuel — Source : www.franceinfo.fr
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