BRICS+ : Un Club de Puissances Émergentes ou un Cirque de Contradictions ?
Les BRICS+ se vantent de représenter plus de la moitié du PIB mondial, mais leur unité est aussi solide qu’un château de cartes. Qui l’emportera : le pluralisme normatif ou les tensions internes ?
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Où en sont les BRICS+, ce forum réunissant désormais neuf puissances émergentes plus la Chine ? Alors que leur poids a dépassé la moitié du produit intérieur brut (PIB) mondial en parité de pouvoir d’achat, un ouvrage collectif propose un nouveau bilan de ce qui est moins un front antioccidental que la promotion d’une forme de pluralisme normatif à l’échelle mondiale. Les auteurs relèvent, au compte des succès, la bonne tenue de l’économie russe, notamment grâce à la dédollarisation du commerce bilatéral avec la Chine et l’Inde, ou encore la montée en puissance de la Nouvelle Banque de développement (NBD). Mais que restera-t-il, après l’embrasement du Proche-Orient consécutif à l’attaque israélo-américaine contre Téhéran en février 2026, de l’accord historique entre l’Iran et l’Arabie saoudite sous égide chinoise ? Cette lecture permet du moins de repérer les contradictions internes à ce club, amenées à s’approfondir, tout comme les incitations, toujours plus fortes, à coopérer contre la politique américaine de la force.
Ce qui se passe réellement
Les BRICS+ se présentent comme un bastion d’alternatives face à l’hégémonie occidentale. Pourtant, derrière cette façade de solidarité, les tensions internes sont palpables. La Russie, par exemple, se vante de sa dédollarisation, mais cela ne fait que masquer son isolement croissant sur la scène internationale. Pendant ce temps, la Chine, tout en prônant le pluralisme, continue de jouer à la marionnette avec ses partenaires, tirant les ficelles à sa guise.
Pourquoi cela dérange
Les contradictions sont éclatantes : d’un côté, on parle de coopération et de développement, de l’autre, on assiste à des rivalités croissantes. L’accord entre l’Iran et l’Arabie saoudite, sous l’égide chinoise, est un bel exemple de promesse de paix qui pourrait rapidement se transformer en conflit, surtout si les tensions au Proche-Orient s’intensifient.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ces contradictions sont déjà visibles. Les BRICS+ pourraient bien devenir un terrain fertile pour des conflits internes, sapant leur prétention à être un contrepoids à l’Occident. Les promesses de prospérité partagée risquent de se heurter à des réalités bien plus sombres.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir ces pays, qui se présentent comme les champions du pluralisme, se déchirer pour des intérêts personnels. Les discours politiques sont déconnectés de la réalité, oscillant entre promesses grandioses et échecs retentissants. Loin d’être un front uni, les BRICS+ ressemblent davantage à un cirque où chaque clown essaie de tirer la couverture à lui.
Effet miroir international
En parallèle, les politiques autoritaires aux États-Unis et en Russie montrent également des signes de tensions internes. Les discours de force et de domination cachent souvent des failles béantes. Les BRICS+ ne sont qu’un reflet de ces dérives, où le pouvoir est souvent synonyme de division.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que les BRICS+ continuent de se fissurer sous la pression de leurs contradictions internes. Les promesses de coopération pourraient rapidement se transformer en luttes de pouvoir, laissant les pays membres dans un état de désunion qui pourrait profiter à l’Occident.
Sources
Source : www.monde-diplomatique.fr



