Publié le 10.4.2026 à 20:11, modifié le 10.4.2026 à 20:12
Table Of Content
- Les ETF ont attiré encore plus de nouveaux investisseurs en Bourse que les actions en 2025
- Pourquoi un tel succès des ETF ?
- Ce qui se passe réellement
- Les ETF, stars de la Bourse
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Plus de 2,4 millions de Français ont réalisé une transaction en Bourse en 2025. Outre l’achat d’actions, les épargnants sont séduits par les ETF, qui ont attiré 583.000 nouveaux investisseurs.
>> Les épargnants français ont été très actifs en Bourse en 2025. Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), plus de 2,4 millions de particuliers ont réalisé une transaction sur les marchés boursiers l’an dernier (+26,3% sur un an).
>> Pour le contexte, il faut rappeler que les marchés financiers ont globalement été porteurs en 2025. Voici la variation annuelle de quelques indices boursiers emblématiques :
- +10,4% pour le CAC40
- +18,3% pour l’Euro Stoxx 50, l’indice européen
- +16,6% pour l’indice américain S&P500
>> L’attrait des investisseurs individuels pour les actions s’est confirmé. 1,9 million de personnes ont réalisé au moins un achat ou une vente d’actions en 2025, soit 21% de plus sur un an. Selon l’AMF, 559.000 particuliers ont réalisé pour la première fois un achat d’actions l’an passé. Le nombre de nouveaux investisseurs en actions bondit de 64,4% en un an.
Les ETF ont attiré encore plus de nouveaux investisseurs en Bourse que les actions en 2025
>> Mais si les particuliers sont de plus en plus nombreux à investir en Bourse, cela s’explique en grande partie par le succès des ETF. L’engouement pour les “Exchange-Traded Fund”, appelés aussi trackers, est très fort depuis 2023.
>> En 2025, 1,1 million de personnes ont réalisé des transactions sur les ETF, soit un bond de 82,7% sur un an. Surtout, le nombre de nouveaux investisseurs en trackers a dépassé celui de ceux ayant fait leurs premiers pas en Bourse via les actions, comme le montre ce graphique. Ils étaient 583.000 en 2025, après 324.000 un an plus tôt.
L’info en plus : l’âge moyen des investisseurs actifs a tendance à baisser. Il était de 37,9 ans pour ceux ayant choisi les ETF et de 48,3 ans pour ceux privilégiant les actions.
Pourquoi un tel succès des ETF ?
>> Plusieurs facteurs peuvent être avancés :
- la simplicité, un ETF est un panier d’actions qui réplique la performance d’un indice sectoriel ou géographique. Par exemple, un ETF sur le CAC40 réplique l’évolution de l’indice parisien. Et naturellement, il est plus simple d’acheter un ETF CAC40 que les 40 actions qui composent l’indice. Ce produit favorise aussi la diversification des portefeuilles.
- des frais limités. Les frais de gestion des ETF sont en moyenne autour de 0,5%, soit nettement moins que ceux appliqués aux Sicav et FCP.
- une offre très riche et un marketing croissant. Il existe plusieurs centaines de trackers cotés à Paris et plusieurs milliers en Europe. Pendant longtemps, ces produits, concurrents des fonds classiques, n’ont pas été trop mis en avant auprès des particuliers, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Bourse : 2,4 millions de Français à la recherche du jackpot, mais à quel prix ?
Plus de 2,4 millions de Français ont plongé dans la Bourse en 2025, attirés par des promesses de gains faciles. Mais derrière cette frénésie, se cache une réalité bien plus sombre.
En 2025, les épargnants français se sont précipités sur les marchés boursiers comme des enfants dans un magasin de bonbons. Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), plus de 2,4 millions de particuliers ont réalisé des transactions, un bond de 26,3% par rapport à l’année précédente. Mais qui a réellement profité de cette frénésie ?
Ce qui se passe réellement
Pour mettre les choses en perspective, les marchés financiers ont été porteurs en 2025, avec des indices emblématiques affichant des hausses impressionnantes : +10,4% pour le CAC40, +18,3% pour l’Euro Stoxx 50, et +16,6% pour l’indice américain S&P500. Dans ce contexte, 1,9 million de personnes ont réalisé au moins un achat ou une vente d’actions, avec 559.000 nouveaux investisseurs en actions, soit une augmentation de 64,4% en un an.
Les ETF, stars de la Bourse
Mais la véritable vedette de cette année boursière, ce sont les ETF (Exchange-Traded Funds). Avec 1,1 million de personnes ayant réalisé des transactions sur ces produits, l’engouement a explosé de 82,7% en un an. En 2025, 583.000 nouveaux investisseurs ont fait leurs premiers pas dans le monde des ETF, surpassant ainsi ceux qui ont choisi d’acheter des actions. Un succès fulgurant, mais qui soulève des questions.
Pourquoi cela dérange
La simplicité et les frais limités des ETF sont souvent vantés comme des atouts. Mais cette accessibilité cache une réalité troublante : des millions de Français, attirés par des promesses de gains rapides, se lancent dans un monde qu’ils ne comprennent pas toujours. L’âge moyen des investisseurs dans les ETF est de 37,9 ans, contre 48,3 ans pour ceux qui privilégient les actions. Une jeunesse qui investit sans forcément saisir les enjeux, c’est un peu comme confier les clés de la maison à un adolescent.
Ce que cela implique concrètement
Cette frénésie boursière pourrait avoir des conséquences désastreuses. En cas de retournement du marché, ces nouveaux investisseurs pourraient se retrouver face à des pertes colossales, tout en alimentant la bulle spéculative. Les promesses de gains rapides pourraient se transformer en cauchemar financier.
Lecture satirique
Les discours politiques autour de cette frénésie sont tout aussi risibles. D’un côté, on nous vante la liberté d’investissement et l’autonomisation des citoyens. De l’autre, on ignore les risques encourus par des millions de Français. Les promesses de prospérité s’effritent face à la réalité des marchés, et les politiques semblent plus préoccupées par leur image que par la protection des épargnants.
Effet miroir international
À l’étranger, la situation n’est guère plus reluisante. Aux États-Unis, des millions de petits investisseurs se sont également rués sur le marché, souvent manipulés par des discours politiques déconnectés de la réalité économique. Les dérives autoritaires et les politiques ultraconservatrices, qui prônent la liberté de marché à tout prix, ne font qu’aggraver la situation.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une nouvelle crise financière, alimentée par des investisseurs mal informés et des politiques qui ferment les yeux sur la réalité. Préparez-vous à un retour de bâton, car la Bourse, comme un feu d’artifice, peut s’éteindre aussi vite qu’elle s’est enflammée.
Sources




