« Est-ce que vous saviez que les boulangers et les fleuristes n’avaient pas le droit d’ouvrir leur boutique le 1er mai ? » La question est posée par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal dans une vidéo postée sur son compte X Ouverture dans un nouvel onglet le 6 avril. Le président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale défend une proposition de loi, déjà adoptée au Sénat, qui doit leur permettre d’ouvrir et sur laquelle les députés doivent se prononcer vendredi 10 avril. La gauche et les syndicats rejettent cette proposition de loi, au motif que « les artisans peuvent déjà travailler le 1er mai », comme l’a écrit la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, sur X Ouverture dans un nouvel onglet le même jour. Qui dit vrai ?

En vérité, aucune loi n’interdit aux boulangers et aux fleuristes d’ouvrir leur boutique le 1er-Mai. Comme le dit Sophie Binet, le Code du travail Ouverture dans un nouvel onglet leur permet déjà de travailler le jour de la fête du travail, à condition que seul le patron ou la patronne travaille. La loi leur interdit en effet de faire travailler leurs salariés lors de ce jour férié, le seul qui soit obligatoirement chômé et rémunéré.

Des sanctions prévues

Les employeurs qui ne respectent pas la loi s’exposent à payer une amende de 750 euros, voire le double s’ils font travailler un mineur, comme un apprenti par exemple. Plusieurs boulangers vendéens avaient été poursuivis en justice après des contrôles de l’Inspection du travail le 1er mai 2024, mais ils avaient finalement été relaxés Ouverture dans un nouvel onglet.

Confrontée à cet argument, la députée Renaissance Prisca Thévenot a répondu dans une vidéo Ouverture dans un nouvel onglet que « sur le papier, oui [ils peuvent ouvrir mais] dans la vraie vie, non ». Si des boulangers ouvrent seuls leur boulangerie, « ils devront gérer seuls l’entièreté du travail, cuisson, production, vente, caisse, tout ça en même temps pour une même personne », explique-t-elle. À ses yeux, « ce n’est pas une liberté, c’est une galère ».

L’ancienne ministre voit davantage comme une liberté le fait que des salariés volontaires puissent venir travailler le 1er-Mai en étant payés le double, mais Sophie Binet ne croit pas que les salariés seront vraiment volontaires et pense que leur employeur leur imposera ce jour de travail. La CGTiste estime aussi que cette loi est davantage demandée par les grands groupes comme Paul ou la Brioche Dorée, plutôt que par les petits artisans.

>> Lire aussi : « Boulangers et fleuristes vont-ils ouvrir le 1er-Mai ? On vous explique la polémique autour du travail lors de ce jour férié historiquement chômé » Ouverture dans un nouvel onglet

Des exceptions pour les établissements qui ne peuvent interrompre leur travail

Dans sa vidéo pour défendre le travail le 1er-Mai, Gabriel Attal relaie aussi une affirmation selon laquelle les fast-foods, et notamment les McDonald’s, peuvent ouvrir ce jour-là et que c’est une injustice pour les boulangers.

En effet, les fast-foods peuvent ouvrir et surtout faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, comme tous les restaurants et tout le secteur de l’hôtellerie. Le Code du travail prévoit des exceptions à l’interdiction de faire travailler ses employés ce jour-là pour « les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail » (article L3133-6). À charge aux établissements de prouver que leur activité le nécessite. La loi ne précise pas les secteurs concernés, mais à l’usage cela vise notamment les hôpitaux, les transports, les forces de l’ordre et, donc, l’hôtellerie.

Boulangers et Fleuristes : Le Droit d’Ouverture le 1er Mai, un Faux Débat ?

Chapeau : Gabriel Attal, ancien Premier ministre, s’interroge sur le droit des boulangers et fleuristes à ouvrir le 1er mai, jour de la fête du travail. Une question qui soulève plus de contradictions que de réponses.

Ce qui se passe réellement

« Est-ce que vous saviez que les boulangers et les fleuristes n’avaient pas le droit d’ouvrir leur boutique le 1er mai ? » Cette question, posée par Gabriel Attal dans une vidéo, fait écho à une proposition de loi visant à permettre leur ouverture ce jour-là. Pourtant, la réalité est bien différente. Comme l’affirme Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, aucune loi n’interdit aux artisans de travailler le 1er mai. En effet, le Code du travail permet aux patrons de travailler, mais interdit de faire travailler leurs employés. Une belle manière de faire du bruit pour rien !

Pourquoi cela dérange

Ce débat met en lumière des incohérences flagrantes. D’un côté, Attal et ses acolytes semblent défendre une « liberté » d’ouverture, tandis que de l’autre, les syndicats rappellent que les artisans peuvent déjà travailler, mais sans leurs employés. C’est un peu comme dire que l’on peut faire un marathon, mais uniquement en marchant sur les mains.

Ce que cela implique concrètement

Les employeurs qui ne respectent pas cette loi s’exposent à des amendes allant jusqu’à 750 euros. En 2024, plusieurs boulangers vendéens ont été poursuivis pour avoir fait travailler leurs salariés le 1er mai, mais ont finalement été relaxés. Cela soulève la question : qui est vraiment pénalisé dans cette histoire ?

Lecture satirique

La députée Renaissance Prisca Thévenot a déclaré que, « sur le papier, oui [ils peuvent ouvrir mais] dans la vraie vie, non ». En d’autres termes, la liberté d’ouvrir une boulangerie le 1er mai se transforme rapidement en une galère pour les patrons qui doivent jongler avec toutes les tâches. Une belle promesse de liberté qui se heurte à la réalité du terrain.

Effet miroir international

Ce débat rappelle les dérives autoritaires dans d’autres pays, où les droits des travailleurs sont souvent bafoués au nom de la « liberté économique ». Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, on voit comment les discours politiques peuvent se déconnecter de la réalité des travailleurs.

À quoi s’attendre

Si cette proposition de loi est adoptée, il est probable que les grands groupes comme Paul ou la Brioche Dorée en profitent, tandis que les petits artisans continueront à se battre pour leur survie. Une situation qui ne fait que renforcer les inégalités dans le secteur.

Sources

Source : www.radiofrance.fr

Visuel — Source : www.radiofrance.fr


Ce débat sur le droit d’ouverture des boulangers et fleuristes le 1er mai n’est pas qu’une simple question de loi. C’est un révélateur des tensions politiques et des contradictions qui traversent notre société. Une satire mordante sur les promesses politiques qui, souvent, ne se traduisent pas dans la réalité.

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