Boubacar Ould Messaoud : Un Héros de l’Antiesclavagisme s’éteint, mais l’Esclavage persiste

Le militant mauritanien des droits humains, Boubacar Ould Messaoud, est décédé à 80 ans, laissant derrière lui un héritage de lutte contre l’esclavage, dans un pays où cette pratique n’est toujours pas totalement éradiquée.

Jeudi 12 mars, Nouakchott a perdu l’un de ses plus fervents défenseurs des droits humains. Boubacar Ould Messaoud, fondateur de l’ONG SOS Esclaves, a tiré sa révérence, laissant un vide immense dans la lutte contre l’esclavage en Mauritanie. Une ironie cruelle, n’est-ce pas ? Un homme qui a dédié sa vie à combattre une pratique abolie officiellement en 1981, mais qui, comme un mauvais souvenir, refuse de disparaître.

Ce qui se passe réellement

Boubacar Ould Messaoud a fondé SOS Esclaves en 1995, œuvrant pour l’éradication de l’esclavage et la réintégration des victimes dans la société. Une noble cause, mais qui a dû fonctionner pendant des années dans l’ombre, sans reconnaissance officielle, jusqu’à obtenir un statut légal en 2005. Un parcours semé d’embûches, à l’image de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie, où les sanctions, bien que durcies en 2015, semblent plus symboliques qu’efficaces.

Officiellement aboli, l’esclavage continue de sévir, rappelant à tous que les promesses politiques peuvent parfois ressembler à des promesses de campagne : belles sur le papier, mais souvent oubliées une fois le bulletin de vote glissé dans l’urne.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont frappantes. D’un côté, un homme qui reçoit la médaille d’officier du mérite national en 2023 et, de l’autre, un pays qui continue de vivre dans le déni de l’esclavage. Les autorités mauritaniennes semblent jouer à un jeu de cache-cache avec la réalité, tout en se pavanant sur la scène internationale comme des champions des droits humains. Un véritable numéro de cirque.

Ce que cela implique concrètement

La mort de M. Messaoud n’est pas qu’une perte personnelle ; elle souligne l’absence d’une véritable volonté politique pour éradiquer l’esclavage. Les conséquences sont directes : des milliers de victimes continuent de vivre dans l’ombre, tandis que les discours politiques restent déconnectés de la réalité. La lutte pour les droits humains en Mauritanie est loin d’être terminée.

Lecture satirique

Les discours politiques en Mauritanie sont souvent pleins de promesses, mais la réalité est tout autre. Les autorités semblent plus préoccupées par leur image que par le bien-être de leurs citoyens. Comme si l’esclavage était un accessoire de mode, à porter ou à retirer selon les tendances du moment. La contradiction entre les discours et les actes est aussi flagrante qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres régimes autoritaires. Les États-Unis, avec leur propre héritage de racisme et d’injustice, et la Russie, où les droits humains sont souvent piétinés, montrent que la lutte pour la dignité humaine est universelle. Mais qui a dit que la lutte était facile ?

À quoi s’attendre

Les tendances actuelles laissent présager que la lutte contre l’esclavage et pour les droits humains en Mauritanie continuera d’être un combat difficile. Les promesses politiques, aussi brillantes soient-elles, risquent de rester lettre morte si la société civile ne s’active pas pour faire entendre sa voix.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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