
Table Of Content
- Course contre la mort
- « Improbable image pieuse »
- Interdiction restée lettre morte
- Ce qui se passe réellement
- Course contre la mort
- « Improbable image pieuse »
- Interdiction restée lettre morte
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
L’écrivain de 81 ans « a été détenu pendant un an en Algérie », rappelle Le Parisien Dimanche. Il a été libéré en novembre dernier (après une forte mobilisation, diplomatique notamment), et a annoncé hier qu’il entendait « attaquer en justice » le président algérien. Pour cela, dit-il, « il va saisir la justice internationale ». Boualem Sansal dont l’attitude suscite bien des interrogations depuis quelques semaines. Depuis, notamment, qu’il a quitté sa maison d’édition historique Gallimard, pour rejoindre Grasset, « propriété du groupe Hachette, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré », précise Le Parisien Dimanche. Ce que le Nouvel Obs, de son côté, appelle un « transfert sous influence ». Sous-entendu, sous l’influence d’Arnaud Benedetti, le fondateur de son comité de soutien. « Un homme de droite », nous dit le Nouvel Obs, « habitué des plateaux télé, notamment CNews et Europe 1, les antennes de la Galaxie Bolloré… ».
Et c’est à la Une d’une autre propriété de Vincent Bolloré, Le Journal du Dimanche, que s’affiche aujourd’hui Boualem Sansal, en compagnie de Philippe de Villiers, figure ultra-conservatrice, également habitué de CNews. Une photo accompagnée de ce texte : « L’académicien franco-algérien et le fondateur du Puy du Fou, préoccupés par la disparition programmée du peuple français, appellent refranciser la nation en puisant dans son socle historique, philosophique et culturel pour qu’elle retrouve son éclat d’antan ». Dans le Nouvel Obs, l’un des proches de Boualem Sansal se désole que « cet écrivain qui s’est toujours revendiqué « au-dessus des partis politiques » soit devenu « la mascotte de l’extrême droite » ».
Course contre la mort
Éclipsée par le conflit au Moyen-Orient, la guerre n’en continue pas moins en Ukraine, où les journalistes sont particulièrement exposés. Exposés comme le sont bien sûr tous les civils, « le long de la ligne de front, raconte l’Express, des milliers de drones, souvent produits pour quelques centaines de dollars, attaquent tout ce qui bouge, y compris les journalistes ». Plusieurs d’entre eux l’ont payé de leur vie. Leur sécurité est donc un enjeu vital.
C’est ainsi que la correspondante de L’Express à Kiev, Clara Marchaud, a suivi un stage organisé par une ONG ukrainienne « pour aider les reporters à affronter les attaques aériennes incessantes de la Russie ». « La première journée, explique-t-elle, porte sur les gestes de secours : stopper une hémorragie massive en moins de trois minutes, évacuer un blessé sur des centaines de mètres dans la forêt, en portant un gilet pare-balles de 15 kilos sur le dos ».
Le deuxième jour du stage est consacré aux drones. Un instructeur détaille leurs particularités techniques et explique : « on vit avec l’idée que quelque chose peut nous tomber dessus à tout moment .» Dans ce qu’on appelle la « kill zone », c’est-à-dire « la ligne de front longue de 20 à 25 kilomètres », explique la journaliste de l’Express, « dès qu’un drone se fait entendre, il ne reste qu’une dizaine de secondes pour réagir. Se figer pour scruter le ciel est l’erreur fatale à ne pas commettre… Il faut se précipiter vers un abri solide, ou à défaut un fossé. Courir en zigzag, changer de direction tous les sept à dix mètres ». Une véritable course contre la mort…
« Improbable image pieuse »
Le pape Léon XIV est attendu demain, lundi, en Algérie. Et c’est d’ailleurs, souligne La Tribune Dimanche, « le premier voyage d’un pape en Algérie ». L’occasion pour L’Express de mesurer l’aura de Léon XIV et de dessiner les contours de sa relation avec… Donald Trump. « Tous deux sont américains, mais c’est là leur seul point commun », explique L’Express. Il faut dire que, côté religion, un fossé sépare les deux hommes. L’hebdomadaire rappelle qu’au début de la guerre contre l’Iran, Trump s’est fait « filmer dans le bureau Ovale, entouré de pasteurs évangéliques priant pour lui donner la force de diriger la nation et pour la protection des troupes américaines. « Une improbable image pieuse », nous dit L’Express, à laquelle le pape a répondu à sa façon lors de la messe des Rameaux, citant le prophète Isaïe : « Même si vous faites beaucoup de prières, je n’écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang ».
Interdiction restée lettre morte
Enfin, retour sur une décision qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois : l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans en Australie. L’Australie qui n’était pas peu fière, il y a quatre mois, de mettre en place cette interdiction, mais qui doit reconnaître aujourd’hui que « ça ne fonctionne pas », comme nous l’explique Courrier International. En effet, la Commission australienne pour la sécurité en ligne, a découvert que « plus des deux tiers des adolescents étaient toujours sur les plateformes concernées par l’interdiction (Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube) ». Tout simplement, semble-t-il, parce que « les plateformes concernées n’ont pas demandé aux adolescents de se soumettre à une vérification d’âge ». Alors que d’autres « autorisent les utilisateurs à essayer plusieurs fois les contrôles de vérification de l’âge, jusqu’à ce qu’ils passent outre ». Il était peut-être un peu naïf d’espérer mettre au pas, aussi vite, les géants de la Tech…
Boualem Sansal : De l’écrivain engagé à la mascotte de l’extrême droite ?
L’écrivain algérien, après un an de détention, se lance dans une croisade judiciaire contre le président algérien tout en flirter avec les milieux ultraconservateurs. Ironie du sort ?
À 81 ans, Boualem Sansal, l’écrivain qui a passé un an derrière les barreaux en Algérie, semble avoir troqué son combat pour la liberté d’expression contre une alliance douteuse avec l’extrême droite française. Libéré en novembre dernier grâce à une mobilisation diplomatique, il annonce aujourd’hui son intention de « saisir la justice internationale » contre le président algérien. Mais, à y regarder de plus près, son parcours récent soulève plus de questions qu’il n’en résout.
Ce qui se passe réellement
Sansal, autrefois pilier de la maison d’édition Gallimard, a fait le grand saut vers Grasset, propriété du groupe Hachette, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Ce « transfert sous influence », comme le qualifie Le Nouvel Obs, semble orchestré par Arnaud Benedetti, un homme de droite, habitué des plateaux de CNews. Et que dire de sa Une dans Le Journal du Dimanche, où il pose avec Philippe de Villiers, figure emblématique de l’extrême droite, appelant à « refranciser » la nation ?
Course contre la mort
Pendant ce temps, en Ukraine, les journalistes sont en première ligne, exposés à des drones qui attaquent tout ce qui bouge. Clara Marchaud, correspondante de L’Express, suit un stage pour apprendre à survivre dans ce chaos. Une réalité tragique qui contraste avec l’irresponsabilité de ceux qui, comme Sansal, semblent se complaire dans une danse avec les idéologies autoritaires.
« Improbable image pieuse »
Le pape Léon XIV, attendu en Algérie, se retrouve dans une situation où il doit jongler entre la foi et la politique. Tandis que Trump, entouré de pasteurs évangéliques, se fait filmer en train de prier pour la protection des troupes américaines, le pape lui répond avec une citation d’Isaïe : « Vos mains sont pleines de sang ». Une image pieuse qui, à l’instar de Sansal, semble plus hypocrite qu’autre chose.
Interdiction restée lettre morte
En Australie, l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans se heurte à la réalité : plus des deux tiers des adolescents continuent d’y accéder. Une décision qui, comme celle de Sansal, montre à quel point les promesses politiques peuvent être déconnectées de la réalité.
Pourquoi cela dérange
La transformation de Boualem Sansal, autrefois figure de proue de la lutte contre l’autoritarisme, en un porte-voix de l’extrême droite, soulève des interrogations sur la sincérité de ses engagements. Est-il devenu un pion dans un jeu politique plus vaste ?
Ce que cela implique concrètement
Cette alliance avec des figures controversées pourrait non seulement ternir son image, mais aussi avoir des répercussions sur la perception de la liberté d’expression en Algérie et au-delà. La confusion entre engagement et opportunisme devient de plus en plus floue.
Lecture satirique
Il est ironique de voir un écrivain qui se revendique « au-dessus des partis politiques » se retrouver en tête d’affiche avec des figures de l’extrême droite. Une belle démonstration de la manière dont les discours peuvent être détournés pour servir des intérêts personnels.
Effet miroir international
La situation de Sansal n’est pas sans rappeler d’autres dérives autoritaires à travers le monde, où des voix autrefois critiques se retrouvent à soutenir des régimes qu’elles combattaient. Un phénomène inquiétant qui mérite d’être scruté de près.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il sera crucial de suivre l’évolution de Boualem Sansal et de ses nouvelles alliances. Sera-t-il capable de retrouver son intégrité, ou continuera-t-il à naviguer dans les eaux troubles de l’extrême droite ?
Sources





