Boko Haram : Quand l’absurde devient la norme
Une personne égorgée, six autres enlevées : un nouveau chapitre tragique de la saga Boko Haram, où l’horreur se mêle à l’incompétence des autorités.
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Dans un monde où les promesses de sécurité se heurtent à la réalité, le Dr Tisembé Lamsikréo, étudiant en chirurgie pédiatrique, est devenu malgré lui le protagoniste d’un drame insensé. Alors qu’il rentrait au Tchad pour les funérailles de son père, il a été intercepté par des jihadistes au nord du lac Tchad. Un récit qui aurait pu être écrit par un scénariste de série B, mais qui est pourtant bien réel.
Ce qui se passe réellement
Une personne a été égorgée et six autres ont été enlevées par des jihadistes d’une faction de Boko Haram dans la zone frontalière entre le Niger et le Tchad. Des vidéos, diffusées depuis le 2 avril 2026, montrent deux otages lançant des appels à l’aide. Les ravisseurs, quant à eux, exigent des rançons exorbitantes. Le Dr Lamsikréo, agenouillé, supplie pour sa vie, tandis que ses ravisseurs demandent 500 millions de francs CFA, soit plus de 760 000 euros. Une somme que sa famille modeste ne pourra jamais réunir.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est l’absence de mesures de sécurité adéquates. Le gouverneur de la région tchadienne du Lac déplore l’absence d’escorte militaire pour le véhicule du Dr Lamsikréo, alors que des mesures de sécurité étaient censées être en place. Une situation qui soulève des questions sur l’efficacité des autorités locales. Qui a dit que la bureaucratie ne pouvait pas être fatale ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cet enlèvement sont multiples : une nouvelle vague de peur s’installe dans la région, et les familles des otages vivent dans l’angoisse. L’ambassade du Tchad à Niamey appelle à la vigilance, mais que vaut un appel à la vigilance lorsque l’inaction règne en maître ?
Lecture satirique
Les discours politiques sur la sécurité semblent de plus en plus déconnectés de la réalité. Les promesses de protection des citoyens se heurtent à un mur d’inefficacité. Pendant ce temps, les jihadistes, eux, continuent de faire leur marché. La situation devient presque comique si ce n’était pas tragique : un gouvernement qui appelle à la vigilance tout en laissant ses citoyens à la merci des ravisseurs.
Effet miroir international
On pourrait presque faire un parallèle avec les politiques autoritaires à l’étranger, où les discours sur la sécurité et la protection des citoyens cachent souvent une incompétence crasse. Les États-Unis et la Russie, par exemple, se vantent de leur force militaire tout en laissant des zones entières à l’abandon. Une ironie qui ne fait que renforcer l’absurdité de la situation au Tchad.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, il est à craindre que d’autres enlèvements surviennent. Les autorités devront-elles attendre qu’une autre tragédie se produise pour agir ?


