Bernard Leroy : le phénix de l’Agglomération Seine-Eure, ou l’art de la réélection à 75 ans
À 75 ans, Bernard Leroy rempile pour un troisième mandat, prouvant que l’âge n’est qu’un chiffre, surtout quand il s’agit de conserver le pouvoir.
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Ce samedi 11 avril 2026, lors du conseil communautaire d’installation de l’Agglomération Seine-Eure, le président sortant Bernard Leroy (UDI) a été réélu sans grande surprise. Face à lui, Richard Jacquet, le maire de Pont-de-l’Arche, a tenté de faire entendre sa voix, mais il semble que le débat ait été aussi vivant qu’un poisson rouge dans un bocal.
Ce qui se passe réellement
Bernard Leroy, ancien maire du Vaudreuil depuis 1997 et président de l’Agglomération depuis 2014, a récolté 61 voix sur 97 exprimées, tandis que son adversaire a dû se contenter de 35 voix. Un dernier vote a été déclaré nul, probablement par respect pour la démocratie, ou peut-être pour faire joli dans les statistiques.
Quinze vice-présidents élus
Après cette élection, les conseillers ont élu quinze vice-présidents, dont Anne Terlez, première vice-présidente et présidente déléguée. Une belle brochette de fidèles, prêts à soutenir le grand manitou Leroy dans sa quête de l’immortalité politique.
« Nous avons fait du bon travail ! »
Lors de son discours, Leroy a vanté son bilan, évoquant l’arrivée de 300 entreprises et la création de 5 500 emplois. Le taux de chômage, lui, aurait chuté de 17 à 7 %. Une belle performance, mais on se demande si ces chiffres ne sont pas aussi gonflés qu’un ballon de baudruche.
Richard Jacquet, quant à lui, a appelé à l’alternance, plaidant pour plus de débats au sein des instances de l’agglomération. « Nous devons oser, débattre et nous réformer ! » a-t-il lancé, comme si cela allait changer la donne dans un système qui semble plus figé qu’un tableau de maître.
Pourquoi cela dérange
La réélection de Leroy pose question. À une époque où le renouvellement des idées est crucial, voir un septuagénaire s’accrocher à son fauteuil est un peu comme regarder un vieux film en noir et blanc : on sait que c’est dépassé, mais on ne peut s’empêcher de le revoir.
Ce que cela implique concrètement
Cette situation illustre une tendance inquiétante : le manque de renouvellement politique. Les jeunes générations, qui aspirent à un changement, se retrouvent souvent écartées des décisions qui les concernent directement. La démocratie, à ce rythme, pourrait bien devenir un concept aussi obsolète qu’un téléphone à cadran.
Lecture satirique
Le discours de Leroy, avec ses promesses de prospérité, rappelle étrangement les slogans des campagnes électorales de certains dirigeants autoritaires à l’étranger. « Nous avons fait du bon travail ! » pourrait presque être le mantra de ceux qui, à l’échelle mondiale, se battent pour maintenir leur emprise sur le pouvoir, tout en faisant miroiter des succès souvent fictifs.
Effet miroir international
En observant la situation à Seine-Eure, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des régimes autoritaires, où le pouvoir s’accroche à des chiffres embellis pour justifier son maintien. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la rhétorique reste la même : « Regardez comme nous sommes bons ! »
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une stagnation des idées et des projets. Les jeunes, délaissés, pourraient finir par se détourner complètement de la politique, laissant le champ libre à ceux qui préfèrent le statu quo.
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