L’avenir de la CAQ repose sur son prochain visage. Si Bernard Drainville en devenait le chef, le parti serait bon dernier aux prochaines élections… derrière le Parti conservateur et Québec solidaire, révèle samedi un sondage Léger-Québécor.


Publié hier à

« Les aspirants ne donnent pas le même élan à la CAQ », constate le sondage Léger-Québécor.

De fait, Bernard Drainville récolterait seulement 8 % des intentions de vote, d’après leur récent sondage, réalisé durant la première semaine d’avril. Si le parti était dirigé par Christine Fréchette, il récolterait 18 % des intentions de vote, ce qui placerait la Coalition avenir Québec (CAQ) en troisième position.

Et la cote de popularité ? Plus d’un Québécois sur deux n’a pas une bonne opinion de Bernard Drainville (52 %), presque coude à coude avec le chef du Parti conservateur Éric Duhaime (53 %), d’après le sondage.

Christine Fréchette, de son côté, réduit cette proportion de moitié.

Le sondage n’a toutefois pas mesuré les répercussions de l’appui des ministres Sonia Bélanger, Jonatan Julien et Simon Jolin-Barrette, arrivé à la fin de la course.

C’est dimanche que les Québécois connaîtront l’identité du nouveau chef de la CAQ, voté par un peu plus de 20 000 membres du parti, qui deviendra du même coup le nouveau premier ministre du Québec.

Mais ce n’est pas parce qu’on approche la date du verdict que l’engouement est au rendez-vous : si 33 % des Québécois disaient suivre cette course avec intérêt au début de l’année, cette proportion est maintenant réduite à 27 %, d’après les données recueillies par la firme.

Une lutte à deux

Peu importe l’issue de l’investiture de dimanche, le sondage place la CAQ loin derrière le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) – qui sont presque nez à nez à la tête des intentions de vote.

Le Parti libéral du Québec a obtenu 33 % des intentions de vote, contre 32 % pour le Parti québécois, selon le sondage. Depuis le dernier coup de sonde, le PLQ a gagné trois points, tandis que le PQ a reculé d’un point.

D’après les observations de la firme, la progression du PLQ semble reposer sur plusieurs éléments, comme « l’arrivée d’un nouveau chef, le contexte géopolitique actuel et un déplacement d’une partie de l’électorat caquiste vers les libéraux », explique-t-on par voie de communiqué.

Bernard Drainville : Le Nouveau Visage de la CAQ ou un Visage de Défaite ?

L’avenir de la CAQ repose sur son prochain visage. Si Bernard Drainville en devenait le chef, le parti serait bon dernier aux prochaines élections… derrière le Parti conservateur et Québec solidaire, révèle un sondage Léger-Québécor.

Ce qui se passe réellement

« Les aspirants ne donnent pas le même élan à la CAQ », constate le sondage. Bernard Drainville, avec seulement 8 % des intentions de vote, semble être le candidat idéal pour faire fuir les électeurs. En revanche, Christine Fréchette, avec 18 %, pourrait placer la CAQ en troisième position. Mais qui aurait cru qu’un parti qui se veut à la pointe du progrès pourrait se retrouver à la traîne derrière des formations comme le Parti conservateur ?

Et la popularité de Drainville ? Plus d’un Québécois sur deux n’a pas une bonne opinion de lui (52 %), presque au même niveau que le chef du Parti conservateur, Éric Duhaime (53 %). Christine Fréchette, elle, réduit cette proportion de moitié. Une belle performance pour un candidat qui aspire à diriger la province !

Pourquoi cela dérange

Le sondage n’a pas mesuré les répercussions de l’appui des ministres Sonia Bélanger, Jonatan Julien et Simon Jolin-Barrette, qui sont arrivés à la fin de la course. Mais est-ce vraiment nécessaire ? La CAQ semble déjà en train de se tirer une balle dans le pied. Si le soutien des ministres ne peut pas redresser la barre, que peut-on attendre d’un nouveau chef ?

Ce que cela implique concrètement

C’est dimanche que les Québécois connaîtront l’identité du nouveau chef de la CAQ, élu par un peu plus de 20 000 membres du parti. Mais l’engouement est en chute libre : si 33 % des Québécois suivaient cette course avec intérêt au début de l’année, cette proportion est maintenant tombée à 27 %. Cela en dit long sur l’attrait de la CAQ, qui semble se transformer en un spectacle de marionnettes.

Lecture satirique

Le décalage entre les promesses et la réalité est frappant. La CAQ, qui se vante d’être le champion du changement, se retrouve avec des candidats qui semblent tout droit sortis d’un musée des horreurs politiques. Bernard Drainville, avec ses 8 %, pourrait bien devenir le symbole d’un parti qui ne sait plus où il va. Une belle ironie pour un mouvement qui prétendait être à l’avant-garde.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires que l’on observe aux États-Unis ou en Russie. Des leaders qui, malgré leur popularité en berne, continuent de s’accrocher à leur pouvoir. La CAQ, avec ses luttes internes et ses candidats peu charismatiques, semble suivre le même chemin.

À quoi s’attendre

À l’approche des élections, la CAQ pourrait bien se retrouver dans une position délicate. Si les tendances actuelles se poursuivent, le parti risque de perdre non seulement des sièges, mais aussi sa crédibilité. La question demeure : Bernard Drainville sera-t-il le chef qui sauvera la CAQ ou celui qui l’enfoncera encore plus ?

Sources

Source : www.lapresse.ca

Selon un sondage | Bernard Drainville mènerait la CAQ au bas du classement
Visuel — Source : www.lapresse.ca

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