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Alors que la campagne présidentielle bat son plein depuis le 27 mars, les jeux sont faits au Bénin, selon la presse du pays : Romuald Wadagni est le grand favori du scrutin, bien aidé par les réformes politiques de l’actuel chef de l’État, Patrice Talon, qui ont permis d’exclure plusieurs partis du jeu politique, critiquait le quotidien burkinabè Le Pays en novembre 2025.
En mars 2025, Patrice Talon avait annoncé qu’il tirait sa révérence au terme de son second mandat présidentiel, la Constitution béninoise ne permettant pas de prétendre à un troisième mandat.
Fin août, il a désigné son successeur : le discret ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, issu du parti Le Libéral, perçu comme l’homme de confiance du président sortant et “soutenu par une dynamique de ralliements, y compris celui du principal parti d’opposition, Les Démocrates, absent de la compétition”, souligne le titre béninois Banouto.
Il rassure le milieu des affaires
Romuald Wadagni incarne “sans ambiguïté la continuité du régime de la ‘rupture’ amorcée en 2016 avec Patrice Talon”, constatait en amont de la présidentielle La Nouvelle Tribune.
Pour le quotidien béninois, le technocrate de 49 ans partait avec un avantage dans cette course à la présidentielle, car “son profil rassure les milieux d’af
Bénin : Une présidentielle déjà jouée pour le technocrate Wadagni
Romuald Wadagni, favori du scrutin, doit sa position à des réformes politiques qui excluent l’opposition. Un véritable tour de passe-passe démocratique.
Alors que la campagne présidentielle bat son plein depuis le 27 mars, les jeux semblent déjà faits au Bénin. Romuald Wadagni, le ministre de l’Économie et des Finances, est le grand favori, et pour cause : il bénéficie des réformes politiques orchestrées par l’actuel chef de l’État, Patrice Talon, qui ont habilement écarté plusieurs partis du jeu politique. Le quotidien burkinabè Le Pays ne s’est pas privé de critiquer cette manœuvre en novembre 2025, soulignant l’absence de véritable compétition.
Ce qui se passe réellement
En mars 2025, Patrice Talon a annoncé qu’il se retirait à l’issue de son second mandat, la Constitution béninoise interdisant un troisième. Fin août, il désigne son successeur, Romuald Wadagni, perçu comme son homme de confiance. Ce dernier, issu du parti Le Libéral, est soutenu par une dynamique de ralliements, y compris celui du principal parti d’opposition, Les Démocrates, qui, ironie du sort, est absent de la compétition. Banouto souligne cette situation pour le moins cocasse.
Il rassure le milieu des affaires
Wadagni incarne, selon La Nouvelle Tribune, “sans ambiguïté la continuité du régime de la ‘rupture’ amorcée en 2016 avec Patrice Talon”. À 49 ans, ce technocrate part avec un avantage indéniable, car son profil rassure les milieux d’affaires. Qui aurait cru qu’une telle continuité pourrait être synonyme de progrès ?
Pourquoi cela dérange
Cette situation soulève des questions sur la santé de la démocratie béninoise. Comment peut-on parler de choix démocratique lorsque l’opposition est mise sur la touche ? Le fait que le principal parti d’opposition soit absent du scrutin n’est-il pas un aveu d’échec pour un système qui se veut représentatif ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : une élection sans véritable compétition ne peut qu’aboutir à une légitimité contestable. La démocratie, au Bénin, semble se transformer en une simple formalité, un spectacle où les acteurs sont déjà choisis à l’avance.
Lecture satirique
Le discours politique de Wadagni, tout en promesses de continuité et de stabilité, semble déconnecté de la réalité. Comment peut-on prétendre à un avenir radieux lorsque l’on piétine les fondements même de la démocratie ? C’est un peu comme promettre un festin tout en ayant verrouillé la cuisine.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis ou en Russie, où l’exclusion de l’opposition et le contrôle des médias sont devenus monnaie courante. Le Bénin, petit à petit, semble emprunter ce chemin sinueux.
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager une élection qui ne fera qu’entériner un système déjà en place. Les citoyens béninois doivent s’attendre à une continuité des politiques de Talon, sans véritable changement à l’horizon.
Sources
Source : www.courrierinternational.com

