Durant le week-end des 11 et 12 avril 2026, un marché artisanal s’est tenu à Beauvais (Oise), sous l’égide du Conseil départemental. L’occasion de découvrir de nombreux métiers et de rencontrer des professionnels du territoire et d’ailleurs, le tout gratuitement.
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Le Conseil départemental de l’Oise a organisé la septième édition du marché artisanal durant le week-end du 11 et 12 avril 2026 à Beauvais. 108 artisans et restaurateurs sont venus partager leur savoir-faire avec le public pour redonner goût à des métiers qui perdent en vitesse.
C’est le cas de David Palmont, animateur de l’association Forge et itinérance, basée à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Leur but est de faire découvrir le métier de forgeron aux visiteurs du marché. « Il y a une vraie interaction avec le feu, parce que ce sont les gens qui vont le gérer« , explique-t-il.
Mais avant de se lancer, les curieux se sont vus prodiguer des explications et ont reçu des équipements de sécurité, avec les lunettes et le tablier, avant de se mettre à taper comme des professionnels. Les artisans sont présents pour faire « la mise en bouche de ces métiers« .
« On a tous un inconscient et un imaginaire par rapport à ce métier, donc les gens sont contents de modeler la matière eux-mêmes, de faire un test« , poursuit le forgeron. Il est important de transmettre le savoir, car c’est un métier a tendance à disparaître, même s’il n’est « pas mort« .
David Palmont donne des instructions aux visiteurs avant de leur faire découvrir son métier de forgeron.
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© Elise Ramirez / France Télévisions
Certes, la profession est encore vivante, mais elle s’essouffle. D’autres tiennent encore debout, comme le secteur de la restauration de monuments historiques, le métier de coutelier, de taillandier et de maréchal-ferrant. Pour attirer plus de monde, David Palmont vise la réinsertion et la reconversion : « si les gens veulent choisir des professions où ils vont signer pour des formations longues et coûteuses, ils peuvent tester un peu chez nous« .
Au stand de Steve Paton, la relève semble assurée. Une petite fille apprend à tailler la pierre, ce qui n’est pas pour déplaire le tailleur de pierre basé à Estrées-Saint-Denis (Oise). « Aujourd’hui, on a des métiers dont on parle de moins en moins, donc il faut faire découvrir, et là c’est l’opportunité« , lance-t-il.
Les différentes activités ont attiré petits et grands.
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© Elise Ramirez / France Télévisions
« J’ai de la chance de beaucoup travailler pour les collectivités, donc j’effectue beaucoup de restauration de patrimoine, classé ou non classé, et pour des particuliers : restauration de façade, création d’une salle de bains, un plan de travail de cuisine, etc« , poursuit le tailleur de pierre. La demande est importante dans son secteur et s’étend jusqu’à 24 mois pour une réalisation de chantier.
Sa filière semble bien aller, mais « ça pourrait être mieux ». Alors, un tel événement est nécessaire et lui permet à lui, comme à David Palmont, de faire découvrir leur métier.
Avec Vincent Le Goff / FTV
Beauvais : Quand le marché artisanal devient le dernier bastion des métiers en voie de disparition
Un week-end à Beauvais, 108 artisans tentent de sauver des métiers en perdition. Mais à quoi bon, quand le monde semble préférer les algorithmes aux coups de marteau ?
INTRODUCTION
Durant le week-end des 11 et 12 avril 2026, un marché artisanal s’est tenu à Beauvais (Oise), sous l’égide du Conseil départemental. L’occasion de découvrir de nombreux métiers et de rencontrer des professionnels du territoire et d’ailleurs, le tout gratuitement. Mais derrière cette belle façade se cache une réalité bien plus sombre : les artisans sont-ils vraiment les héros que l’on veut nous faire croire, ou sont-ils simplement les derniers survivants d’un monde qui avance à grands pas vers la déshumanisation ?
Ce qui se passe réellement
Le Conseil départemental de l’Oise a organisé la septième édition de ce marché artisanal, rassemblant 108 artisans et restaurateurs. Parmi eux, David Palmont, animateur de l’association Forge et itinérance, qui s’efforce de transmettre le savoir-faire de la forge. « Il y a une vraie interaction avec le feu, parce que ce sont les gens qui vont le gérer », explique-t-il, comme si le simple fait de jouer avec des flammes pouvait sauver un métier en voie de disparition.
Mais avant de se lancer, les visiteurs reçoivent des équipements de sécurité, car il serait dommage de brûler les derniers artisans de France. Les curieux sont invités à « taper comme des professionnels », une mise en bouche qui semble plus être une farce qu’une véritable initiation.
Pourquoi cela dérange
Ce marché, bien que festif, met en lumière une incohérence flagrante : comment peut-on célébrer des métiers en déclin tout en laissant les politiques économiques et éducatives favoriser des formations longues et coûteuses, souvent déconnectées des réalités du terrain ? Les artisans, tout en essayant de transmettre leur savoir, se heurtent à un mur d’indifférence et de désintérêt.
Ce que cela implique concrètement
La profession de forgeron, tout comme d’autres métiers artisanaux, s’essouffle. David Palmont souligne que même si le métier n’est « pas mort », il est en danger. D’autres secteurs, comme la restauration de monuments historiques, continuent de tenir, mais pour combien de temps ? La demande est là, mais les jeunes préfèrent souvent des carrières plus « rentables », laissant ces savoir-faire traditionnels sur le bord de la route.
Lecture satirique
Il est ironique de voir des politiques locales se pavaner à ces événements, tout en continuant à promouvoir des mesures qui favorisent l’ultra-conformisme économique. « Si les gens veulent choisir des professions où ils vont signer pour des formations longues et coûteuses, ils peuvent tester un peu chez nous », déclare Palmont. Une belle promesse, mais qui semble plus être un cri de désespoir qu’une véritable solution.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, notamment aux États-Unis ou en Russie, où les métiers traditionnels sont souvent sacrifiés sur l’autel du progrès technologique. La déconnexion entre les discours politiques et la réalité du terrain est frappante. Pendant que les dirigeants prônent la modernité, les artisans se battent pour préserver un héritage qui semble voué à disparaître.
À quoi s’attendre
Si rien ne change, on peut s’attendre à voir ces marchés artisanaux devenir des souvenirs d’un passé révolu, où l’on se remémorera avec nostalgie le temps où l’on pouvait encore rencontrer un forgeron ou un tailleur de pierre. Les promesses de réinsertion et de reconversion resteront des mots vides, tant que les politiques ne s’attaqueront pas aux racines du problème.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

Cet article vise à mettre en lumière les contradictions d’une société qui, tout en célébrant le passé, semble résolue à l’enterrer.
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