Exposition consacrée à Henri Matisse à la Fondation Beyeler, en septembre 2024. ABDESSLAM MIRDASS / AFP
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Pour aller plus loin
A Bâle, l’art fait vraiment partie du décor. La ville donne l’impression d’être une galerie à ciel ouvert. On passe de ruelles pavées avec maisons à colombages à des complexes ultramodernes, on tombe souvent sur une boutique originale, un café au design épuré ou une installation artistique inattendue. Sans oublier les berges du Rhin, idéales pour flâner et s’imprégner de l’ambiance de la cité. Façades colorées, baigneurs qui se laissent porter par le courant du fleuve pendant l’été et ponts toujours animés. Vivante et créative, Bâle mérite l’escapade.
Depuis plus de cinquante ans, Art Basel réunit le monde artistique international, et cette édition (du 18 au 21 juin) promet encore de fasciner. Des centaines de galeries internationales, des œuvres inédites et autres installations audacieuses font de chaque printemps un moment unique, consolidant l…
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Bâle : La Ville qui se Prend pour une Galerie d’Art, mais Oublie ses Réalités
Chapeau : À Bâle, l’art est omniprésent, mais derrière cette façade colorée se cache une réalité bien plus sombre. Alors que la ville se vante de son statut de capitale artistique, les contradictions de ses politiques locales laissent à désirer.
Ce qui se passe réellement
À Bâle, l’art fait vraiment partie du décor. La ville, avec ses ruelles pavées et ses complexes ultramodernes, se transforme en une galerie à ciel ouvert. Des boutiques originales, des cafés au design épuré et des installations artistiques inattendues jalonnent le paysage. Mais derrière cette vitrine séduisante, la réalité est moins reluisante. Les promesses d’un développement artistique inclusif se heurtent à des décisions politiques qui semblent ignorer les véritables besoins des habitants.
Pourquoi cela dérange
Les contradictions sont flagrantes. Alors que Bâle se positionne comme un centre culturel dynamique, les politiques locales semblent privilégier l’esthétique au détriment de l’accessibilité. Les artistes émergents peinent à trouver leur place dans un marché saturé par des galeries établies. La ville, qui se veut avant-gardiste, se retrouve piégée dans ses propres discours.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette déconnexion sont tangibles. Les habitants, souvent exclus des décisions qui les concernent, voient leur ville devenir un terrain de jeu pour les élites. Les initiatives artistiques, censées être inclusives, se transforment en événements réservés à ceux qui peuvent se le permettre. Bâle, en se concentrant sur son image, risque de perdre son âme.
Lecture satirique
Ah, Bâle, la ville où l’art est roi, mais où les citoyens sont laissés pour compte ! Les discours politiques promettent un avenir radieux, mais la réalité ressemble davantage à une toile inachevée. Les élus, en quête de reconnaissance internationale, semblent oublier que l’art, c’est aussi une question de vie quotidienne pour les habitants. En somme, une belle vitrine pour un contenu vide.
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres villes qui, sous couvert de culture, cachent des politiques autoritaires. Comme aux États-Unis ou en Russie, où l’art est souvent utilisé comme un outil de propagande, Bâle semble emprunter un chemin similaire. La question se pose : à quel prix cette image est-elle maintenue ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, Bâle pourrait bien devenir un musée à ciel ouvert, où l’art est célébré, mais où les voix des citoyens sont étouffées. Les prochaines élections pourraient être un tournant, mais pour l’instant, la ville semble plus préoccupée par son image que par son avenir.
Sources

Visuel — Source : www.nouvelobs.com



