Le droit à l’avortement est l’un des baromètres les plus sensibles de nos démocraties. Les droits sexuels et reproductifs conditionnent la liberté, l’égalité, l’autonomie et la santé des femmes.
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Lancée en avril 2024 par le mouvement My Voice, My Choice (ma voix, mon choix), la pétition pour un droit effectif à l’avortement en Europe a poussé le Parlement européen le 17 décembre 2025 à l’adoption d’un texte permettant à toutes les Européennes d’y avoir accès. La résolution recommande un mécanisme de solidarité pour garantir un avortement sûr et légal aux 20 millions de femmes en Europe qui ne peuvent y accéder.
Il a été combattu de pied ferme par les députés du Rassemblement national et leurs alliés de l’extrême droite européenne (202 voix contre), qui auront tout tenté, y compris l’obstructionnisme, pour empêcher le vote. En vain. L’Espagne…
Avortement : Quand l’extrême droite se prend les pieds dans le tapis
Le droit à l’avortement, baromètre de nos démocraties, a récemment été au cœur d’une bataille politique où l’obstructionnisme a failli l’emporter.
Le 17 décembre 2025, le Parlement européen a adopté une résolution historique garantissant l’accès à l’avortement pour toutes les Européennes. Cela fait suite à la pétition lancée en avril 2024 par le mouvement My Voice, My Choice, qui a recueilli 12 millions de signatures. Mais, comme souvent, les députés du Rassemblement national et leurs alliés de l’extrême droite européenne ont tenté de faire capoter cette avancée, avec 202 voix contre. Une belle démonstration de la résistance à la modernité, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Le droit à l’avortement est l’un des baromètres les plus sensibles de nos démocraties. Les droits sexuels et reproductifs conditionnent la liberté, l’égalité, l’autonomie et la santé des femmes. La résolution adoptée recommande un mécanisme de solidarité pour garantir un avortement sûr et légal aux 20 millions de femmes en Europe qui ne peuvent y accéder. Mais pour l’extrême droite, il semble que la solidarité s’arrête là où commence le droit des femmes.
Pourquoi cela dérange
La lutte contre le droit à l’avortement est un classique du répertoire politique de l’extrême droite. En s’opposant à cette résolution, ils montrent une fois de plus leur déconnexion avec les réalités vécues par des millions de femmes. En effet, comment défendre la liberté d’une femme à disposer de son corps tout en s’acharnant à lui retirer ce droit fondamental ? C’est un peu comme prôner la liberté d’expression tout en tentant de museler les voix dissidentes.
Ce que cela implique concrètement
Cette résolution est plus qu’un simple texte : elle représente un espoir pour les femmes qui, aujourd’hui, se retrouvent face à des obstacles insurmontables pour accéder à des soins de santé essentiels. En garantissant un accès à l’avortement, l’Europe envoie un message fort : la santé et les droits des femmes ne sont pas négociables.
Lecture satirique
Ah, l’obstructionnisme ! Un sport national pour certains députés qui, visiblement, préfèrent jouer les trouble-fêtes plutôt que de se concentrer sur les véritables enjeux de société. On pourrait presque les imaginer en train de brandir des pancartes « Non à la liberté des femmes ! » tout en se drapant dans le drapeau de la démocratie. Un bel exemple de la promesse de défendre les valeurs tout en les piétinant.
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les politiques autoritaires aux États-Unis ou en Russie, où les droits des femmes sont également remis en question. Dans ces pays, la lutte pour les droits reproductifs est souvent synonyme de luttes contre des régimes qui préfèrent contrôler les corps plutôt que de garantir la liberté. Un triste reflet de ce qui pourrait arriver si l’extrême droite européenne venait à gagner du terrain.
À quoi s’attendre
Si l’on suit les tendances actuelles, il est probable que la résistance à l’avortement continuera de se heurter à des avancées législatives. Mais la bataille pour les droits des femmes est loin d’être terminée. Les mouvements citoyens, comme celui de « My Voice, My Choice », montrent que la voix des femmes ne doit pas être étouffée.
Sources




