Le maire d’Avignon, Olivier Galzi, a récemment pris des mesures pour lutter contre les troubles à l’ordre public en réintroduisant un arrêté, après que le précédent ait été annulé par la justice. Cette situation suscite des tensions entre l’administration municipale et les associations locales, notamment la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS).

Ce que l’on sait
Le nouvel arrêté, publié le 22 septembre 2026, vise spécifiquement à encadrer les comportements jugés problématiques tels que les insultes, les rixes ou encore le jet d’objets dans l’espace public. Cette initiative fait suite à la suspension d’un premier arrêté qui interdisait l’occupation prolongée de l’espace public, éprouvant des critiques d’être un « arrêté anti-mendicité » déguisé. Le tribunal administratif de Nîmes avait alors donné raison aux opposants, affirmant que les termes de l’arrêté initial posaient de sérieuses questions juridiques.
Le nouveau texte modifie légèrement le périmètre d’application de la loi, réduisant le nombre de rues concernées de 35 à 25 et limitant les jours et les horaires durant lesquels ces restrictions s’appliquent. Malgré ces ajustements, Olivier Galzi maintient sa position ferme en matière de sécurité publique, affirmant : “nous ne lâcherons rien dans notre politique de lutte contre les troubles à l’ordre public sur la voie publique”.
Ce qui change localement
Les associations, comme la FAS, restent critiques face à ces mesures. Elles notent que, malgré les modifications, l’arrêté soulève encore d’importantes questions sur son application concrète et son efficacité. Par ailleurs, la FAS a exprimé son intention de rencontrer le maire pour discuter de ces préoccupations, une demande qui, selon eux, reste lettre morte jusqu’à présent. Faute de réponse, l’organisation n’hésite pas à évoquer la possibilité de reprendre des actions judiciaires, une situation qu’elle souhaite éviter, espérant un dialogue constructif à la place.
Les prochaines étapes
Les tensions entre la mairie d’Avignon et les acteurs sociaux pourraient conduire à un nouvel affrontement devant les tribunaux si aucun compromis n’est trouvé. Dans cette optique, la FAS appelle le maire à organiser rapidement une rencontre avec les associations concernées pour discuter des enjeux liés à l’application de cet arrêté. Les Avignonnais seront attentifs à ces évolutions, d’autant que le débat sur la gestion de l’espace public dans un cadre de lutte contre les troubles a des répercussions sur la vie quotidienne et la convivialité en ville.
Source : franceinfo – Vaucluse
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