Le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Cédéao ont ouvert, samedi 17 octobre 2026 au Sénégal, des discussions sur leurs futures relations. Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui ont quitté l’organisation régionale, disent vouloir établir de nouveaux rapports plutôt que négocier leur réintégration.
Une position commune préparée en amont
La veille, le 16 octobre, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger s’étaient réunis à Ouagadougou. Ils ont indiqué s’être concertés pour porter une position commune lors des échanges avec la Cédéao.
Le retrait des trois pays avait été annoncé le 28 janvier 2024. Selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, les discussions visent à formaliser de nouveaux rapports entre l’AES et la Cédéao, et non à préparer un retour au sein de l’organisation.
Sécurité et circulation au cœur des échanges
Les sujets prévus comprennent la coopération sécuritaire, notamment la lutte contre le terrorisme, ainsi que la libre circulation des personnes et des biens. Le développement économique, social et juridique figure également parmi les thèmes annoncés.
Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a présenté la démarche de l’AES comme ouverte et constructive. Les trois ministres disent vouloir parvenir à de nouveaux arrangements institutionnels et juridiques, tout en tenant compte des choix de la Confédération et des intérêts de ses populations.
Les discussions doivent ainsi poser les bases d’une future collaboration entre les deux organisations. Aucun détail sur le contenu d’un éventuel accord n’est précisé dans les éléments communiqués.
Source : RFI – Actualités, info, news en direct – Radio France Internationale (www.rfi.fr)
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Auteur : RFI





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