Au Sahel, la démocratie ? Un concept à oublier !

Dans un contexte de dérives autoritaires, un nouveau mouvement citoyen émerge : l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS). Mais qui a vraiment besoin de démocratie, après tout ?

Alors que l’Alliance des États du Sahel (AES) — regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger — semble se vautrer dans un marécage de gouvernance spectacle et d’improvisation, voilà qu’un groupe d’exilés, l’ADS, se lève pour défendre les libertés publiques. Ironique, n’est-ce pas ? Ces exilés, qui ont fui les régimes issus de coups d’État, se retrouvent à prôner le retour à l’ordre constitutionnel, comme si cela avait encore un sens dans un contexte où la démocratie est considérée comme un luxe.

Ce qui se passe réellement

Le média panafricain Kouma Média rapporte la naissance de l’ADS, qui a pour mission de s’opposer à la dérive autoritaire des dirigeants sahéliens. Ces derniers, après avoir pris le pouvoir par la force, semblent avoir oublié que la démocratie n’est pas un simple mot à la mode. Le président burkinabè, Ibrahim Traoré, a même eu l’audace de déclarer que « la démocratie n’est pas pour nous ». Voilà une belle façon de balayer d’un revers de main des siècles de luttes pour la liberté.

La création de l’ADS coïncide avec un appel à la désobéissance civile lancé par Mahmoud Dicko, un leader religieux influent. Six ans de promesses non tenues et de souffrances pour les populations, et voilà qu’on nous demande de « sursauter civiquement ». Un appel à l’action qui semble plus être un cri de désespoir qu’une véritable solution.

Pourquoi cela dérange

La contradiction est flagrante : d’un côté, des dirigeants qui se moquent éperdument de la démocratie, de l’autre, un mouvement qui prône son retour. C’est un peu comme si un chef de cuisine, après avoir brûlé tous ses plats, demandait à ses clients de revenir pour un repas gastronomique. La réalité, c’est que ces régimes autoritaires se nourrissent de l’impuissance des citoyens, et que l’ADS, bien qu’animée de bonnes intentions, se heurte à un mur de cynisme.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont déjà visibles : une population désillusionnée, des droits bafoués, et une gouvernance qui ne fait que renforcer la militarisation de l’État. Les promesses de liberté et de démocratie se heurtent à un mur de répression. Les dirigeants sahéliens semblent plus préoccupés par leur survie politique que par le bien-être de leurs concitoyens.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment ces discours politiques se déconnectent de la réalité. « La démocratie n’est pas pour nous », dit Traoré, tandis que l’ADS tente de faire croire qu’un retour à l’ordre constitutionnel est possible. C’est un peu comme si un poisson rouge essayait de convaincre un requin de devenir végétarien. Les promesses de démocratie sont aussi vides que les discours des dirigeants qui les prononcent.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres régimes autoritaires, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, où la démocratie est souvent mise en avant, mais où les droits des citoyens sont régulièrement piétinés. Les dirigeants semblent jouer à un jeu de dupes, où la façade démocratique cache des pratiques autoritaires.

À quoi s’attendre

La situation au Sahel est préoccupante. L’ADS, bien qu’elle soit un espoir, doit faire face à des réalités difficiles. Les tendances actuelles laissent présager une lutte acharnée pour la démocratie, mais il est difficile de voir comment cela pourrait se concrétiser face à des régimes qui semblent déterminés à maintenir leur emprise.

Sources

Source : www.courrierinternational.com

Visuel — Source : www.courrierinternational.com
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