Au Nigeria, une bavure militaire fait des dizaines de morts et d’innombrables blessés, a annoncé dimanche 13 avril l’ONG Amnesty International. L’incident a eu lieu samedi dans l’après-midi, dans la localité de Jilli, dans l’État de Yobe, au nord-est du Nigeria. Les militaires qui pensaient avoir affaire à des insurgés de Boko Haram ont procédé par des frappes aériennes sur la foule, dans un marché, ont annoncé d’autres sources. 

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Le bilan de ces raids militaires diffère, selon les sources.  Amnesty International a avancé ce dimanche un chiffre de plus de 100 personnes tuées, dans une publication sur les réseaux sociaux, condamnant ce raid aérien et demandant aux autorités une enquête impartiale. 

« Amnesty International condamne fermement le raid aérien militaire qui a tué plus de 100 personnes dans la zone de gouvernement local de Jalli Futchimiram Geidam, dans l’État de Yobe. Des témoins ont rapporté que trois avions de chasse ont bombardé le marché hier. Le service des urgences de l’hôpital général de Geidam a jusqu’à présent accueilli 35 personnes grièvement blessées. Le recours aux raids aériens n’est en aucun cas une méthode légitime de maintien de l’ordre. Un tel usage inconsidéré de la force meurtrière est illégal, scandaleux et révèle le mépris choquant de l’armée nigériane pour la vie de ceux qu’elle est censée protéger. Les autorités nigérianes doivent immédiatement mener une enquête impartiale sur cet incident et veiller à ce que les auteurs présumés soient traduits en justice ».

Lawan Zanna Nur, un chef local, a évoqué un bilan plus conséquent encore de 200 morts et  blessés. Selon des sources sur place, les avions militaires, trois, selon des témoins, étaient à la poursuite des jihadistes de Boko Haram qui essaiment dans la région.

« Le marché de Jilli attire des commerçants venant d’aussi loin que les États de Kano et de Jigawa (nord-ouest). Le marché est entièrement contrôlé par Boko Haram, qui assure la sécurité et collecte des taxes auprès des commerçants. Nous avons étudié ce marché pendant longtemps », a expliqué à l’AFP une source au sein du renseignement nigérian.

L’armée nigériane mise en cause n’a pas encore réagi et encore moins les autorités dans la capitale fédérale Abuja. Pour rappel, de tels incidents sont régulièrement rapportés au Nigeria avec l’annonce des enquêtes dont les résultats ne sont jamais communiqués.

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Au Nigeria, l’armée fait le ménage… dans un marché

Des frappes aériennes sur des civils, plus de 100 morts : l’armée nigériane excelle dans l’art de la bavure. Qui a dit que la guerre contre Boko Haram ne pouvait pas être une affaire de marché ?

Samedi après-midi, dans la localité de Jilli, État de Yobe, l’armée nigériane a décidé de faire le ménage. Mais au lieu de s’attaquer à des insurgés de Boko Haram, elle a choisi de bombarder un marché bondé. Une belle démonstration de la stratégie militaire, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Selon Amnesty International, le bilan de cette opération militaire est alarmant : plus de 100 personnes tuées, et des dizaines d’autres blessées. Des témoins rapportent que trois avions de chasse ont bombardé le marché, où des civils faisaient leurs courses. L’hôpital général de Geidam a déjà accueilli 35 blessés graves. Amnesty a qualifié cet acte d’« illégal et scandaleux », et a demandé une enquête impartiale. Mais qui a besoin d’enquêtes quand on peut simplement bombarder ?

Lawan Zanna Nur, un chef local, évoque un bilan encore plus lourd : 200 morts. Mais après tout, qui compte vraiment quand on est en guerre ?

Pourquoi cela dérange

Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est le mépris flagrant de l’armée pour la vie humaine. Les autorités nigérianes semblent plus préoccupées par leur image que par la sécurité de leurs citoyens. Les promesses de protection se heurtent à la réalité des frappes aériennes sur des marchés. Une belle contradiction, n’est-ce pas ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette bavure sont dévastatrices. Des familles entières sont touchées, des vies brisées, et la confiance envers l’armée s’effondre. Au lieu de protéger les civils, l’armée les transforme en cibles. Une stratégie qui pourrait faire sourire les plus cyniques.

Lecture satirique

Les discours politiques sur la sécurité et la protection des citoyens semblent déconnectés de la réalité. Comment peut-on parler de sécurité quand on bombarde des marchés ? C’est comme si l’armée avait décidé que la meilleure façon de lutter contre Boko Haram était de créer un marché noir de la peur.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs, où les gouvernements justifient des actions violentes sous prétexte de sécurité. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la logique est la même : la fin justifie les moyens, même si cela signifie sacrifier des innocents.

À quoi s’attendre

Si l’on suit cette tendance, on peut s’attendre à une augmentation des bavures militaires et à une détérioration de la situation sécuritaire au Nigeria. Les promesses de justice et de protection des droits humains risquent de rester lettre morte.

Sources

Source : www.rfi.fr

Nigeria: des dizaines de personnes tuées dans des frappes aériennes de l'armée dans l'État de Yobe
Visuel — Source : www.rfi.fr
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