Au Maroc, le rappeur L7ASSAL condamné pour avoir dénoncé l’indécence des armes
Un jeune rappeur de 20 ans, condamné à huit mois de prison pour avoir osé critiquer l’institution, voilà une belle illustration de la liberté d’expression à l’envers.
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Le tribunal marocain a tranché : Souhaib Qabli, alias L7ASSAL, écope de huit mois de prison ferme et d’une amende de 1 000 dirhams. Son crime ? Avoir eu l’audace de dénoncer la corruption et l’injustice sociale dans ses morceaux. Mais surtout, il a osé s’attaquer à la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, un sujet visiblement trop sensible pour les autorités.
Ce qui se passe réellement
Le jeune rappeur a été reconnu coupable d’« outrage à une institution constitutionnelle » et de « diffusion de fausses nouvelles ». Ses soutiens affirment que ce sont ses textes qui sont visés, notamment ceux qui critiquent l’arrivée de navires chargés d’armes dans les ports marocains, en pleine tragédie à Gaza. L7ASSAL est le troisième rappeur arrêté pour ses paroles depuis l’automne 2025, un véritable festival de répression des voix dissidentes.
Pourquoi cela dérange
Il semble que la vérité dérange, surtout lorsqu’elle est chantée par un jeune homme qui refuse de se plier aux diktats d’un régime qui préfère le silence à la critique. La contradiction est flagrante : d’un côté, le Maroc se veut un bastion de la modération, et de l’autre, il emprisonne ceux qui osent remettre en question ses alliances douteuses.
Ce que cela implique concrètement
Cette condamnation envoie un message clair : critiquer le pouvoir et ses relations internationales peut vous coûter cher. Les artistes, censés être les porte-voix de la société, se retrouvent muselés, et la culture devient un terrain miné où chaque mot peut être interprété comme un affront.
Lecture satirique
Ah, la belle démocratie marocaine ! Un pays où l’on célèbre la liberté d’expression tout en envoyant en prison ceux qui l’exercent. On pourrait presque croire que les autorités se sont inspirées des méthodes de certains régimes autoritaires, où la critique est synonyme de trahison. Mais ne vous inquiétez pas, tout cela se fait au nom de la paix et de la stabilité, bien sûr !
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres régimes autoritaires, comme ceux des États-Unis ou de la Russie, où la répression des voix dissidentes est également à l’ordre du jour. Il semble que la peur de la vérité soit un mal universel, transcendant les frontières.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une véritable chasse aux sorcières dans le monde artistique marocain. Les artistes pourraient être contraints de s’autocensurer pour éviter la prison, transformant ainsi la scène musicale en un écho de conformisme.