Des champs à l’élevage, une activité complémentaire
À 36 ans, Goreth Minanni partage ses journées entre les cultures et ses animaux. Elle élève notamment des porcs et des chèvres, ainsi que des poules. Issue d’une famille d’agriculteurs, elle a fait de cette combinaison le moyen de subvenir aux besoins de ses enfants, dans un contexte où le coût de la vie pèse sur les ménages.
Le travail commence avant même son départ aux champs : elle achète du son de riz pour nourrir ses porcs et ses poules, puis s’occupe des bêtes à son retour. Elle explique ne pas pouvoir compter sur une seule activité et devoir associer agriculture et élevage.
Les revenus tirés des animaux contribuent aussi aux dépenses scolaires. La vente récente d’un porc lui a permis d’envoyer ses enfants à l’école, alors que les fournitures sont devenues, selon elle, très chères.
Des ressources limitées et une sécheresse qui fragilise les pâturages
Le parcours de Goreth illustre les difficultés rencontrées par d’autres femmes rurales burundaises qui vivent de l’agriculture et de l’élevage. L’accès aux intrants et aux financements reste limité, tandis que les aléas climatiques compliquent la production.
Goreth indique que les engrais chimiques nécessaires pour améliorer les rendements sont difficiles à trouver. Elle utilise donc du compost et la litière de ses animaux pour enrichir les cultures. Elle décrit une agriculture menée avant tout pour assurer la subsistance, plutôt qu’une activité modernisée.
La sécheresse constitue un autre obstacle pour son élevage : lorsqu’elle se prolonge, les pâturages se raréfient. Les femmes doivent ainsi composer avec les ressources disponibles, tout en faisant face au coût des intrants et des besoins liés aux animaux.
Un projet de développement malgré les obstacles
Goreth souhaite développer son activité agropastorale et devenir un modèle pour d’autres femmes au Burundi. Son ambition se heurte aux contraintes économiques et climatiques, mais elle espère se faire connaître à l’échelle nationale comme agricultrice-éleveuse.
Plus largement, la diversification des activités aide les femmes rurales à faire face aux difficultés économiques et climatiques. L’accès à la terre, au financement et aux équipements demeure toutefois un défi majeur.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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