Le tribunal correctionnel de Créteil a condamné Wilfried Happio, spécialiste français du 400 m haies, à six mois d’emprisonnement avec sursis pour des violences commises sur une ancienne compagne. Le jugement a été rendu mercredi 7 octobre 2026. L’athlète devra également lui verser 2 000 euros de dommages et intérêts et ne pourra ni la contacter ni se présenter à son domicile. (lemonde.fr)
Ce qu’il faut retenir
La peine de six mois ne comporte pas de période ferme. Le tribunal a aussi décidé que la condamnation ne figurerait pas au bulletin n° 2 du casier judiciaire de l’athlète, comme le demandait sa défense. Cette décision a été prise malgré l’avis contraire du parquet, qui avait requis douze mois d’emprisonnement avec sursis.
Les faits
À l’audience, Wilfried Happio a reconnu des violences verbales et évoqué une relation qu’il a qualifiée de toxique. Il a toutefois contesté les accusations de violences physiques. Le tribunal l’a reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés. Son ancienne compagne, Hajar Hajjia Goncalves, s’est dite soulagée par le jugement, tout en regrettant qu’il n’ait pas reconnu l’ensemble des faits. (lemonde.fr)
L’affaire avait pris une dimension publique en 2024, après le témoignage de son ex-compagne dans la presse. La Fédération française d’athlétisme avait alors engagé une procédure disciplinaire interne et saisi la justice. Happio avait néanmoins été sélectionné pour les Jeux olympiques de Paris, la fédération invoquant la présomption d’innocence. Il avait atteint les demi-finales du 400 m haies.
Une décision judiciaire, distincte du volet sportif
Cette condamnation porte sur le volet pénal de l’affaire. Elle ne constitue pas, à elle seule, une décision disciplinaire de la Fédération française d’athlétisme. Les éléments disponibles ne font état d’aucune nouvelle me sportive annoncée à la suite du jugement. La condamnation intervient après une autre sanction concernant l’athlète : en 2025, l’Unité d’intégrité de l’athlétisme l’avait suspendu pour des manquements à ses obligations antidopage.
Source : franceinfo- Athlétisme
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