Les organismes d’assurance (mutuelles, entreprises d’assurance, institutions de prévoyance et organismes de retraite professionnelle supplémentaire [ORPS]) couvrent leurs assurés face à un certain nombre de risques, dont certains peuvent être qualifiés de sociaux : il s’agit de la santé (garantie « frais de soins »), de la prévoyance au sens large (incapacité, invalidité, dépendance, décès, perte d’emploi, famille, etc.), de la retraite (retraite supplémentaire, préretraite et indemnités de fin de carrière) et du décès vie entière.

Les données sont mises à disposition de 2011 à 2024. A partir de 2021, les montants des cotisations et des prestations sont ventilés par type d’organismes complémentaires (mutuelles, entreprises d’assurance, institutions de prévoyance ou ORPS) et par type de contrats (individuels ou collectifs), le risque prévoyance est détaillé par sous-risques. Pour les années antérieures, seuls les principaux agrégats sont présentés. 
 

Environ un tiers des cotisations des organismes d’assurance concernent les risques sociaux

En 2024, les organismes d’assurance ont collecté 316,5 milliards d’euros de cotisations hors taxe, dont environ un tiers concerne les risques sociaux (96,1 milliards d’euros). Ces organismes ont versé 239,2 milliards d’euros de prestations à leurs assurés, dont 67,3 milliards d’euros au titre des risques sociaux.

Près de la moitié des cotisations collectées au titre des risques sociaux concernent les garanties santé (« frais de soins »), soit 46,5 milliards d’euros (graphique). Les prestations versées en santé représentent également le premier poste sur le champ des risques sociaux (36,8 milliards d’euros).

Les produits de retraite supplémentaire, préretraite et indemnités de fin de carrière ont représenté 21 % des cotisations collectées sur le champ des risques sociaux en 2024 (20,3 milliards d’euros). En matière de prestations versées, le risque retraite a représenté 13,1 milliards d’euros en 2024.
 

Graphique – Part des différents risques sociaux dans les cotisations collectées par les organismes privés d’assurance en 2024

Lecture : En 2024, 48 % des cotisations collectées au titre des risques sociaux concernent les garanties santé (« frais de soins »).
Champ : Affaires directes réalisées par les organismes d’assurance contrôlés par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) au 31 décembre de chaque année. Cotisations hors taxe.
Source : États ACPR, enquête Retraite supplémentaire de la DREES, données de France Assureurs sur les contrats emprunteurs, calculs Drees.

 

S’agissant des garanties « autres dommages corporels », qui regroupent notamment les garanties incapacité de travail, invalidité et dépendance, 17,8 milliards d’euros ont été collectés et 11,6 milliards d’euros ont été versés en 2024. Les garanties incapacité de travail ont représenté 10 % des cotisations collectées au titre des risques sociaux, les garanties invalidité (rente ou capital versé pour invalidité, hors garanties souscrites dans le cadre d’emprunts) en ont représenté 5 %, celles couvrant la dépendance (sous forme de rente ou de capital versé) en ont représenté 1 %, tandis que les autres garanties relevant du risque « autres dommages corporels » (accidents, assurance scolaire, sportive, etc.) en ont représenté 3 %. Enfin, 11,4 milliards d’euros ont été collectés au titre des garanties temporaire décès (hors garanties décès des contrats emprunteurs) et décès vie entière, ce qui représente 12 % de la couverture des risques sociaux en 2024 par les organismes d’assurance. 5,8 milliards d’euros de prestations ont été versés en 2024 au titre des garanties temporaire décès et décès vie entière.

 

Les entreprises d’assurance sont le premier acteur de la protection sociale au sein des organismes d’assurance en 2024

À l’inverse des mutuelles, des institutions de prévoyance et des ORPS, qui sont spécialisés dans la couverture des risques sociaux, les entreprises d’assurance exercent une grande variété d’activités d’assurance qui dépassent largement le cadre des risques sociaux. Ces derniers n’ont représenté que 17 % de leurs cotisations en 2024. Néanmoins, les entreprises d’assurance ont collecté 46 % de l’ensemble des cotisations concernant les risques sociaux et sont le premier acteur de la protection sociale au sein des organismes d’assurance.
Les mutuelles restent les principaux acteurs de l’assurance santé, collectant 44 % des cotisations en santé en 2024, suivies des entreprises d’assurance (39 %) et des institutions de prévoyance (17 %). Entre 2017 et 2024, la part des mutuelles dans l’activité en santé a reculé de 7 points de pourcentage, tandis que la part des entreprises d’assurance a progressé de 8 points. Les entreprises d’assurance réalisent la plus grosse part du marché de l’assurance prévoyance, collectant 63 % des cotisations en 2024. Les entreprises d’assurance sont suivies des institutions de prévoyance (29 %) et des mutuelles (8 %). Les ORPS, introduits en 2018, ont collecté 50 % des cotisations au titre de la retraite supplémentaire, des indemnités de fin de carrière et de la préretraite en 2024.

Assurance : Quand la protection sociale devient un jeu de chiffres

316,5 milliards d’euros de cotisations, mais seulement 67,3 milliards pour les risques sociaux. Une belle promesse de protection sociale qui s’effrite comme un vieux contrat d’assurance.

INTRODUCTION : En 2024, les organismes d’assurance ont collecté la coquette somme de 316,5 milliards d’euros de cotisations. Mais attention, ne vous laissez pas berner par ces chiffres rutilants ! Environ un tiers de cette somme concerne les risques sociaux, ce qui nous laisse avec une question cruciale : où va le reste ? Peut-être dans un grand coffre-fort gardé par des agents d’assurance en costume-cravate, ou peut-être juste dans des promesses non tenues ?

Ce qui se passe réellement

Les organismes d’assurance, qu’ils soient mutuelles, entreprises d’assurance, institutions de prévoyance ou ORPS, sont censés couvrir leurs assurés face à divers risques sociaux : santé, prévoyance, retraite et décès. En 2024, ces organismes ont versé 239,2 milliards d’euros de prestations, dont 67,3 milliards pour les risques sociaux. Près de la moitié des cotisations pour ces risques sociaux concernent les garanties santé, avec 46,5 milliards d’euros. Les produits de retraite, quant à eux, représentent 21 % des cotisations, soit 20,3 milliards d’euros.

Environ un tiers des cotisations des organismes d’assurance concernent les risques sociaux

En 2024, les cotisations collectées pour les risques sociaux s’élèvent à 96,1 milliards d’euros. Mais attendez, 239,2 milliards de prestations versées, et seulement 67,3 milliards pour les risques sociaux ? Cela fait réfléchir. Les garanties « autres dommages corporels » ont collecté 17,8 milliards d’euros, mais seulement 11,6 milliards ont été versés. Une belle manière de faire du chiffre sans vraiment protéger.

Pourquoi cela dérange

La situation soulève des incohérences criantes. D’un côté, les entreprises d’assurance se présentent comme les champions de la protection sociale, collectant 46 % des cotisations pour les risques sociaux. De l’autre, elles ne consacrent que 17 % de leurs cotisations à ces mêmes risques. Une belle gymnastique comptable qui ferait rougir un prestidigitateur !

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : une partie significative de la population se retrouve sans couverture adéquate face à des risques majeurs. Pendant que les assureurs se frottent les mains, les assurés se demandent où est passée leur protection. Les promesses de sécurité se transforment en mirages, laissant les plus vulnérables dans l’incertitude.

Lecture satirique

Ah, les discours politiques ! Ils promettent monts et merveilles, mais la réalité est souvent bien plus terne. Les entreprises d’assurance, en se présentant comme les sauveurs de la protection sociale, semblent oublier que leur rôle n’est pas de faire des bénéfices, mais de protéger les citoyens. Ironiquement, les mutuelles, censées être les gardiennes de la santé, voient leur part de marché diminuer, tandis que les entreprises d’assurance, avec leur approche mercantile, prennent le dessus. Une belle ironie, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les politiques autoritaires qui, sous couvert de protection sociale, ne font qu’enrichir les plus puissants. Aux États-Unis, par exemple, les promesses de couverture santé se heurtent à la réalité d’un système où l’argent prime sur le bien-être. Une dérive que l’on retrouve également en Russie, où les discours de protection sociale cachent souvent des intérêts bien éloignés des besoins des citoyens.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une érosion progressive de la protection sociale, laissant les plus fragiles à la merci d’un système qui semble plus préoccupé par les bénéfices que par le bien-être collectif. Les chiffres sont là, mais la réalité est tout autre.

Sources

Source : drees.solidarites-sante.gouv.fr

Couverture des risques sociaux par les organismes privés d’assurance : mise à jour des données pour 2024
Visuel — Source : drees.solidarites-sante.gouv.fr
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