Jared Isaacman a surpris tout le monde à la fin du mois de février. Alors que la mission Artemis II voyait son départ légèrement repoussé suite à la découverte de problèmes mineurs sur le lanceur SLS, l’administrateur de la Nasa annonçait que la suite du programme Artemis allait être complètement modifié.
Table Of Content
- Un rendez-vous orbital délicat
- Pourquoi la Nasa enterre-t-elle si brutalement le grand projet de station lunaire ?
- Des entreprises clés surveillées de près
- Onde de choc dans la recherche : Trump décide de rayer de la carte l’avenir scientifique de la Nasa !
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Auparavant, Artemis III aurait dû être, en 2028, la mission au cours de laquelle les astronautes américains allaient poser le pied sur la Lune, enfin, pour la première fois depuis 1972. Et finalement non, cet honneur sera réservé à Artemis IV, tandis qu’Artemis III ne sera qu’une mission intermédiaire de préparation.
Un rendez-vous orbital délicat
Présenté ainsi, tout cela a l’air de ressembler à un retour en arrière, dans lequel la troisième mission du programme lunaire américain représenterait un jalon technique facile à passer pour s’assurer de la pérennité de la suite à venir.
Et pourtant, tout n’est pas si simple. La mission Artemis III n’ira effectivement pas bien loin. Elle se déroulera en orbite terrestre, soit à quelques centaines de kilomètres d’altitude, soit au-delà de 36 000 kilomètres, c’est-à-dire au-delà de l’orbite géostationnaire, ce qui n’est pas encore établi.

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Là-haut, la fusée SLS devrait mettre en orbite à nouveau le vaisseau Orion avec probablement quatre astronautes à bord. Puis le vaisseau pratiquera un rendez-vous orbital avec un atterrisseur lunaire. Deux sont déjà sélectionnés : le Blue Moon de Blue Origin et le HLS du Starship de SpaceX.

Vue d’artiste d’un rendez-vous orbital entre Orion et Starship. © SpaceX
C’est tout ? Oui, mais c’est déjà beaucoup ! En effet, si la précédente mouture d’Artemis III laissait entendre que le véritable enjeu était l’atterrissage sur la surface lunaire, c’était sans compter ce fameux rendez-vous orbital, qui reste une gymnastique spatiale extrêmement délicate.
Dans l’histoire du spatial, de nombreux rendez-vous orbitaux ont déjà eu lieu entre deux vaisseaux, où avec la Station spatiale internationale par exemple. Toujours avec une intervention humaine en direct, car l’automatisation n’est pas encore au point, mais Artemis III signera une série de « première fois » assez conséquente.
Des entreprises clés surveillées de près
Pour commencer, ce sera le premier rendez-vous orbital pratiqué par le vaisseau Orion, ce qui est assez significatif étant donné que la capsule n’a volé pour l’instant que deux fois, et une seule fois avec un équipage !
Ensuite, il s’agira vraisemblablement du premier vol de l’atterrisseur lunaire, sachant que les deux appareils signés SpaceX et Blue Origin sont toujours en développement et que la Nasa voudrait pratiquer les deux rendez-vous lors de la même mission, afin de récolter le maximum de données en vue des missions futures.

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Onde de choc dans la recherche : Trump décide de rayer de la carte l’avenir scientifique de la Nasa !
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Tout cela rappelle forcément la mission Apollo 9 menée par la Nasa en mars 1969. Il s’agissait alors de la deuxième mission habitée seulement pour la fusée Saturn V, et du premier vol pour le véhicule spatial CSM dans sa forme « ultime » comprenant le module lunaire pour un atterrissage sur la Lune qui aurait lieu quelques mois plus tard.

L’atterrisseur Blue Moon est aussi envisagé pour la suite du programme lunaire de la Nasa. © Blue Origin
La différence majeure étant que les différents composants, le CSM et le module lunaire avaient déjà volé auparavant, même si les différentes missions se déroulaient sur un laps de temps extrêmement court.
Ici, la Nasa surveille de très près les entreprises en charge des atterrisseurs, non seulement pour que la mission soit un succès, mais aussi pour que la suite soit assurée, avec des engins capables d’être produits rapidement et efficacement. Notamment parce que l’un d’entre eux est censé atterrir réellement sur la Lune avec Artemis IV. Et ce dès 2028.
Artemis III : La NASA, entre promesses lunaires et réalité terrestre
Alors que la NASA promettait un retour sur la Lune, voilà qu’Artemis III se transforme en simple mission de préparation. Ironie du sort ou énième promesse non tenue ?
À la fin février, Jared Isaacman a fait l’annonce qui a fait trembler les amateurs d’exploration spatiale : la mission Artemis III, initialement prévue pour 2028, ne sera pas celle qui fera poser le pied des astronautes américains sur la Lune. Non, cet honneur sera réservé à Artemis IV. En attendant, Artemis III se contentera d’une petite balade en orbite terrestre, à quelques centaines de kilomètres d’altitude. La NASA, dans un élan de transparence, nous fait comprendre que l’exploration spatiale, c’est un peu comme un rendez-vous chez le dentiste : on repousse, on repousse, et finalement, on se retrouve à faire un contrôle intermédiaire.
Ce qui se passe réellement
La mission Artemis III devait être un jalon historique, marquant le retour des États-Unis sur la Lune après plus de 50 ans d’absence. Mais voilà, la NASA a décidé de faire un pas en arrière. Au lieu de cela, nous aurons droit à un rendez-vous orbital délicat, où le vaisseau Orion tentera de rencontrer un atterrisseur lunaire. Deux modèles sont en lice : le Blue Moon de Blue Origin et le HLS de SpaceX. En somme, une belle mise en scène pour une mission qui ne va pas bien loin.
Pourquoi cela dérange
Ce revirement soulève des questions : la NASA est-elle vraiment prête pour l’exploration lunaire, ou est-ce juste un coup de communication pour apaiser les critiques ? Les entreprises en charge des atterrisseurs sont sous haute surveillance, et pour cause : si l’un d’eux doit atterrir sur la Lune avec Artemis IV, la pression est énorme. On se demande si la NASA ne fait pas preuve d’un optimisme aveugle en pensant que tout ira comme sur des roulettes.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : la NASA doit jongler avec des technologies encore en développement, tout en promettant des avancées rapides. Les astronautes devront se contenter d’une mission qui ressemble plus à un vol d’essai qu’à une véritable exploration. C’est un peu comme si on nous promettait un grand festin, mais qu’on nous servait finalement un plat réchauffé.
Lecture satirique
Le discours politique autour d’Artemis III est un véritable festival de contradictions. D’un côté, on nous promet un retour sur la Lune, de l’autre, on nous présente une mission qui n’est qu’une répétition générale. Peut-on vraiment faire confiance à des promesses qui semblent s’évaporer aussi vite qu’elles sont formulées ? La NASA, en quête de financement et de soutien, semble jouer un jeu dangereux, oscillant entre ambition et réalité.
Effet miroir international
Ce scénario n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde. Des promesses de progrès qui se heurtent à la réalité d’une gestion chaotique. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques se déconnectent de la réalité, laissant les citoyens dans l’attente d’un avenir radieux qui ne vient jamais.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, il est probable que la NASA continuera à jongler avec des promesses non tenues. Les missions futures pourraient bien être entravées par des retards et des imprévus, laissant les amateurs d’espace sur leur faim.
Sources
Source : www.futura-sciences.com





