Christoph Gerber : L’arrogance d’un entrepreneur qui sait tout, sauf être humble
« Je pense que je suis vraiment quelqu’un qu’on n’aurait jamais envie d’embaucher », confie Christoph Gerber, fondateur de Lieferando, tout en se pavanant sur ses succès. Un paradoxe savoureux, n’est-ce pas ?
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Dans un monde où l’humilité est souvent considérée comme une vertu, Christoph Gerber, le PDG de Talon.One et ancien fondateur de Lieferando, semble avoir raté le mémo. Dans un entretien avec Hannah Brown pour *The Big Question*, il se décrit comme un homme que personne ne voudrait embaucher. Mais ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas d’une confession d’échec, mais d’une auto-complaisance déguisée. Après tout, qui a besoin d’humilité quand on a des millions d’euros à la clé ?
Ce qui se passe réellement
Gerber, qui a fait fortune grâce à Lieferando, un service de livraison de repas en Allemagne, et à Talon.One, un fournisseur d’infrastructures numériques, nous livre une leçon sur l’entrepreneuriat. Il insiste sur la résilience et l’optimisme, tout en affirmant que « tout le monde n’est pas fait pour être fondateur ». Mais n’est-ce pas un peu facile de dire cela quand on a réussi ?
« Il y a de très grandes chances que votre idée soit nulle », déclare-t-il avec une franchise qui frôle l’ironie. Mais alors, pourquoi tant de confiance en soi ? Peut-être que l’arrogance est le véritable moteur du succès dans le monde des start-ups. Après tout, il a réussi à transformer des critiques en succès, même si cela signifie ignorer les voix dissonantes.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est dérangeant, c’est cette capacité à se glorifier tout en minimisant les doutes. Gerber évoque ses camarades de lycée qui le considéraient comme arrogant, mais il semble en être fier. Une belle illustration de la déconnexion entre l’ego d’un entrepreneur et la réalité du monde du travail, où l’humilité pourrait être un atout précieux.
Ce que cela implique concrètement
En prônant une vision du succès où l’ego prime sur la collaboration, Gerber envoie un message troublant : dans le monde des affaires, l’arrogance est peut-être plus valorisée que l’humilité. Cela pourrait encourager une culture où l’individualisme et la compétition l’emportent sur l’esprit d’équipe et la solidarité.
Lecture satirique
Ironiquement, Gerber nous rappelle que pour réussir, il faut parfois ignorer les critiques. Mais à quel prix ? En affirmant qu’il préfère être perçu comme un « super père » plutôt que comme un simple « fondateur de service de livraison de pizzas », il semble oublier que la vraie richesse réside dans les relations humaines, pas dans les chiffres d’affaires.
Effet miroir international
Ce discours n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires que l’on observe dans certains pays, où les dirigeants se glorifient de leurs succès tout en méprisant les critiques. En Russie ou aux États-Unis, les leaders politiques affichent souvent une arrogance similaire, se déconnectant des réalités de leurs citoyens. Une belle leçon sur la façon dont le pouvoir peut corrompre la perception de soi.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une montée de dirigeants qui privilégient leur ego au détriment de l’humanité. Un monde où le succès est mesuré non pas par l’impact positif sur la société, mais par la taille de son portefeuille. Une perspective inquiétante qui mérite d’être examinée de près.



