Un cas importé détecté à Nairobi
Le patient était un citoyen kényan installé en RDC depuis sept ans. Selon le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, il était tombé malade environ un mois avant son arrivée au Kenya et avait été pris en charge dans plusieurs hôpitaux congolais. Il avait ensuite rejoint Kampala par la route, avant de prendre un vol à destination de Nairobi le 3 octobre à 13 h 10.
Le ministère kényan a confirmé le cas importé le 6 octobre. Le patient est décédé après avoir été hospitalisé à Nairobi, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le traçage des contacts a été engagé, notamment parmi les passagers du vol. Au 11 octobre, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) rapportait que 122 contacts avaient été identifiés, dont 108 placés en quarantaine et sans symptômes à cette date. ([who.int](https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2026-DON619))
Le Nord-Kivu pèse davantage dans la propagation
En RDC, Médecins sans frontières (MSF) alertait sur la progression de la 17e épidémie. Dans le bilan relayé par DW le 7 octobre, le Nord-Kivu représentait près de 40 % des nouveaux cas confirmés, contre 24 % à la fin août. MSF signalait aussi des capacités de prise en charge insuffisantes.
Les chiffres évoluent depuis cette publication. Au 11 octobre, l’ECDC rapportait 8 978 cas confirmés et 4 336 décès liés à l’épidémie en RDC, d’après les données disponibles jusqu’au 10 octobre. L’OMS avait, pour sa part, recensé 8 728 cas et 4 205 décès au 6 octobre. Ces bilans, établis à des dates différentes, reflètent l’évolution de la situation. ([ecdc.europa.eu](https://www.ecdc.europa.eu/en/ebola-outbreak-democratic-republic-congo-and-uganda))
Les communautés religieuses adaptent leurs activités
Face aux risques de contamination, des Églises participent aux actions de sensibilisation et modifient certaines activités. Chez les Témoins de Jéhovah, la suspension des réunions en présentiel est vécue par certains comme une perte de lien social.
Noela Mukandirwa, membre de cette Église et mère de famille, expliquait que les échanges, les chants et les prières partagés lui manquaient, et qu’un écran ne remplaçait pas la présence des autres.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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