Les violences du 17 octobre et les pillages à Marseille pèsent déjà sur l’activité touristique, selon plusieurs professionnels cités par France Inter. À Annecy, un hôtelier fait état de reports et d’annulations, tandis que l’office de tourisme marseillais s’efforce de rassurer les visiteurs.

Des séjours reportés à Annecy
Benoît Lange, hôtelier à Annecy, indique que des clients l’appellent pour décaler leur venue. Certains vacanciers déjà sur place auraient aussi écourté leur séjour et quitté la France, par crainte d’un manque de sécurité.
Il estime que son établissement affichera cette semaine un taux de remplissage d’environ 30 %, alors qu’il en attendait 50 %. Annecy n’a toutefois pas été parmi les villes les plus touchées par les violences, précise-t-il.
À Marseille, rassurer sans nier les faits
Après les nombreux pillages signalés à Marseille, l’office de tourisme répond aux inquiétudes des voyageurs. Son président, Arnaud Drouot, affirme que les hôtels ont été peu touchés et que les atteintes ont surtout visé des commerces. L’objectif est de limiter les pertes de fréquentation, alors que des vacanciers contactent l’organisme.
Christelle Chassagne, de l’organisation professionnelle ADN Tourisme, alerte pour sa part sur la fragilité des restaurateurs après un été qu’elle décrit comme difficile. Elle estime que certains établissements, déjà en grande difficulté, pourraient ne pas se relever de ce nouveau choc et dit ne plus croire à un soutien financier de l’État.
Source : Économie : podcasts et actualités économiques de Radio France (www.radiofrance.fr)
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