Des élèves confrontés aux tirs pendant l’évacuation
Vers 9 h 30, l’alarme incendie retentit et les collégiens commencent à sortir de leurs salles. Gioia, élève de troisième, explique à ICI Provence avoir aperçu une arme, puis avoir couru. Elle dit avoir reçu des éclats, sans blessure grave. Pour elle, le choc demeure : sur le moment, elle a cru pouvoir mourir.
Yazid, en quatrième, rapporte avoir croisé le jeune suspect dans les toilettes avant les tirs. Selon son témoignage, l’adolescent lui aurait recommandé de se mettre à l’abri. Il l’aurait vu s’équiper d’un gilet pare-balles et d’une ceinture de munitions. Ces éléments sont rapportés par un élève et ne préjugent pas des conclusions de l’enquête.
D’autres collégiens racontent avoir entendu des coups de feu et vu l’adolescent leur crier de fuir. La Ville d’Aubagne indique que le principal et une enseignante ont été blessés et pris en charge, sans pronostic vital engagé. Elle précise que le personnel éducatif a mis les élèves en sécurité et qu’une cellule d’urgence médico-psychologique a été déployée. La Ville d’Aubagne a publié ces éléments le 12 octobre.
Une enquête ouverte, un mobile encore inconnu
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour tentatives d’assassinat. Le jeune, âgé de 14 ans et scolarisé dans l’établissement, a été interpellé après avoir été maîtrisé par un membre du personnel, selon les premiers éléments rapportés par Reuters. À ce stade, les raisons de son geste ne sont pas établies. Les témoignages des élèves éclairent le déroulement de la matinée, mais ne permettent pas de conclure sur ses motivations.
Le collège Lakanal se trouve à Aubagne, commune de la métropole Aix-Marseille-Provence, dans le département des Bouches-du-Rhône. Cet événement concerne directement les élèves, leurs familles et la communauté éducative locale ; il ne constitue pas, à lui seul, un fait touchant l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Un rassemblement annoncé à Aubagne
La Ville a appelé à un rassemblement de solidarité mardi 13 octobre à 18 heures, sur le cours Foch, sans prise de parole prévue, selon les informations d’ICI Provence. Pour les élèves et les personnels, l’accompagnement psychologique annoncé par la municipalité constitue l’une des premières réponses après les scènes de panique. Les suites judiciaires et les informations confirmées sur l’enquête restent à suivre.
Source : Infos – ICI Provence
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