Donald Trump a annoncé le 5 octobre que les prochaines publicités vantant son administration ne seraient plus financées par l’argent public, après plusieurs semaines de critiques sur leur contenu et leur diffusion à l’approche des élections de mi-mandat. Il a évoqué un financement par ses partisans ou par son comité politique. Depuis, un juge fédéral a ordonné l’arrêt des spots payés par les contribuables. (investing.com)

Des spots pro-Trump financés par le gouvernement
Diffusées à la télévision américaine à partir de septembre, les publicités portaient la mention « financé par le gouvernement américain ». Elles mettaient en avant Donald Trump et son administration, avec des images du président et des déclarations contre les « bellicistes » et la « classe politique malade ». Certaines ont été diffusées pendant des émissions populaires et des matchs de football américain.
Selon CBS, le département de la Sécurité intérieure avait engagé 20 millions de dollars pour une campagne médiatique nationale. Trump a défendu le recours à l’argent public, qu’il a présenté comme une pratique habituelle pour promouvoir le pays. Le 5 octobre, il a toutefois annoncé que les prochaines publicités seraient financées par son comité politique MAGA Inc. ou par ses partisans. (cbsnews.com)
Cette annonce portait sur les dépenses à venir. Elle ne signifiait pas que les sommes déjà engagées seraient remboursées : la Maison-Blanche a indiqué que Trump ne rembourserait pas l’argent public dépensé pour les spots. (washingtonpost.com)
Une polémique sur l’usage de fonds publics
Les publicités ont été vivement contestées par des élus et des organisations. Public Citizen estime qu’elles relèvent de la propagande gouvernementale et de l’autopromotion, et non de messages d’intérêt public destinés, par exemple, à informer la population sur un programme d’aide.
Patrick Malone, professeur d’administration publique et de sciences politiques à l’American University, juge leur calendrier particulièrement problématique. Selon lui, Trump ne demandait pas explicitement aux téléspectateurs de voter pour lui, mais les spots étaient diffusés quelques semaines avant les élections de mi-mandat. Il s’agit d’un enjeu important : les électeurs ne choisissent pas le président lors de ce scrutin, mais les membres de la Chambre des représentants et une partie des sénateurs.
Le 11 octobre, un juge fédéral a ordonné à l’administration de mettre fin à la diffusion des publicités financées par les contribuables. Le département de la Sécurité intérieure avait indiqué que les achats d’espaces publicitaires en cours ne seraient pas prolongés au-delà de cette date. (washingtonpost.com)
Un scrutin important pour le Congrès
Les élections de mi-mandat sont prévues le 3 novembre 2026. Tous les sièges de la Chambre des représentants et environ un tiers de ceux du Sénat seront en jeu ; certains États éliront aussi leur gouverneur. Au moment de la publication de l’article de DW, les républicains détenaient la majorité dans les deux chambres.
Le sondage Ipsos-Reuters cité par DW, réalisé le 5 octobre, faisait apparaître des écarts variables selon l’âge : chez les électeurs de plus de 50 ans, les républicains devançaient les démocrates de deux points ; chez les moins de 50 ans, les démocrates avaient 18 points d’avance. Le même sondage indiquait que 32 % des personnes interrogées estimaient que Trump gérait bien son mandat.
La campagne présidentielle occupe aussi une place inhabituelle dans ce scrutin législatif. Trump a encouragé ses partisans à voter comme s’il était lui-même candidat et a promis 5 000 dollars à chaque électeur inscrit si les républicains conservaient la majorité dans les deux chambres. Patrick Malone estime qu’une telle mesure nécessiterait une autorisation du Congrès et juge sa mise en œuvre très improbable.
Source : DW-WORLD´s French Homepage (www.dw.com)
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