Une naissance attendue, puis l’urgence
Jean-Louis et Stéphanie attendaient leur premier enfant ensemble. La grossesse se déroulait bien et le couple avait prévu un accouchement à domicile, accompagné par deux sages-femmes. Lorsque le rythme cardiaque du bébé a ralenti pendant le travail, elles ont orienté la future mère vers l’hôpital. Pablo est décédé sur le trajet. Une césarienne d’urgence a ensuite été pratiquée pour sauver Stéphanie.
Le témoignage, relayé par France 3 Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, situe le drame dans la nuit du 24 avril 2026. Il rapporte qu’un hématome rétroplacentaire a été diagnostiqué chez Stéphanie, complication grave de la grossesse. Le récit ne donne ni le nom de la commune ni celui de l’établissement hospitalier.
Après l’intervention, les parents ont pu rencontrer leur fils, le prendre dans leurs bras et l’habiller avec les vêtements préparés pour lui. Jean-Louis décrit ces instants comme les seuls moments vécus avec Pablo. Les démarches liées aux obsèques et les annonces à la famille se sont ajoutées au choc, tandis que chacun devait faire face à sa propre peine.
Un accompagnement aussi disponible dans les Bouches-du-Rhône
Le couple a bénéficié d’un suivi psychologique, individuellement et ensemble. Jean-Louis souligne également l’importance de pouvoir parler avec d’autres parents confrontés à une expérience comparable, sans réduire pour autant chaque histoire à un parcours identique. Pour leur famille recomposée, la perte a aussi touché les proches et les enfants qui attendaient l’arrivée d’un petit frère.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association SPAMA dispose d’une antenne Aix-Marseille qui intervient dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. Elle propose notamment un accompagnement individuel, téléphonique et des groupes d’entraide. Les coordonnées et modalités sont consultables sur la page officielle de l’antenne Aix-Marseille de SPAMA.
Le témoignage raconte aussi les souvenirs matériels conservés par les parents, notamment des empreintes des pieds et des mains de Pablo et des photographies. À la maison, disent-ils, son existence n’est pas passée sous silence. Jean-Louis souhaite que son fils puisse continuer à avoir une place dans la famille et dans les conversations.
Parler de Pablo, continuer à vivre
La journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal aura lieu le 15 octobre 2026, quelques jours après la publication du récit. SPAMA présente cette date comme un temps de sensibilisation et propose notamment des rencontres et ateliers autour du 15 octobre. L’association indique également l’action symbolique de la « vague de lumière », avec une bougie allumée à 19 heures. Les informations figurent sur sa page consacrée à la semaine de sensibilisation.
Pour Jean-Louis, témoigner participe à faire exister Pablo et à briser le silence autour de la perte. Il ne présente pas le deuil comme une épreuve qui s’effacerait avec le temps, mais comme une réalité avec laquelle apprendre à vivre, tout en restant tourné vers l’avenir.
Source : France 3 Régions Provence-Alpes-Côte d'Azur – Marseille
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