Le trafic maritime a pu reprendre vendredi 10 avril en début d’après-midi sur le principal bras de l’Escaut desservant le port d’Anvers, en Belgique, après une paralysie due à une fuite de pétrole, a annoncé la société exploitante du port. A la mi-journée, le trafic dans la partie nord du port, vers la haute mer, était complètement à l’arrêt à la suite d’un déversement de pétrole accidentel dans le fleuve, survenu jeudi soir
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Cette pollution fait l’objet d’une vaste opération de nettoyage et le dock où s’est produit le déversement reste inaccessible. Mais « l’Escaut est désormais rouvert à la navigation », a fait savoir dans un communiqué l’entreprise Port of Antwerp-Bruges.
« La pollution s’est néanmoins propagée vers l’Escaut pendant la nuit », déclarait plus tôt dans la journée, dans un communiqué, la société Port of Antwerp-Bruges. La fuite a eu lieu pendant une opération de ravitaillement d’un navire au bassin Deurganck, l’un des principaux terminaux du port, sur la rive gauche de l’Escaut. Il a pu être stoppé et des opérations de dépollution ont été rapidement engagées sur les bateaux concernés.
La circulation avait été interrompue en amont du terminal, depuis la haute mer, et plusieurs écluses ont dû être fermées, selon la même source.
Cela a conduit à suspendre tout le trafic dans la partie nord du port, tourné vers la haute mer, empêchant l’accès des porte-conteneurs et cargos empruntant l’Escaut. Plusieurs dizaines de navires se sont ainsi retrouvés bloqués, dans les deux sens de circulation, d’après les médias belges.
La quantité de pétrole déversée dans l’eau restait inconnue vendredi à la mi-journée.
Possible impact sur les zones naturelles le long du fleuve
La société exploitante du port, qui gère conjointement les ports d’Anvers et de Zeebruges, a affirmé « regretter » l’incident, évoquant son possible impact « sur les zones naturelles vulnérables le long de l’Escaut ». « Nous faisons tout notre possible pour limiter au maximum les dommages tant opérationnels qu’écologiques », déclare-t-elle encore.
De son côté, le transporteur maritime MSC a confirmé qu’un de ses navires avait été impliqué dans l’incident, refusant d’en dire plus. « Notre priorité, c’est la sécurité », a déclaré à l’Agence France-Presse une porte-parole de MSC en Belgique, ajoutant que la firme était concentrée sur la protection « de l’équipage, du terminal, de la nature ».
Le port d’Anvers, avec ses dizaines de kilomètres de quais, est le deuxième port de marchandises d’Europe après Rotterdam, aux Pays-Bas voisins. Il est considéré comme l’un des poumons économiques de la Belgique.
Anvers : Quand le pétrole fait naufrage dans le port
Le 10 avril 2026, le port d’Anvers, pilier économique de la Belgique, a connu une paralysie totale à cause d’une fuite de pétrole. Un incident qui soulève des questions sur la gestion des risques environnementaux.
Le trafic maritime a pu reprendre vendredi 10 avril en début d’après-midi sur le principal bras de l’Escaut desservant le port d’Anvers, en Belgique, après une paralysie due à une fuite de pétrole, a annoncé la société exploitante du port. À la mi-journée, le trafic dans la partie nord du port, vers la haute mer, était complètement à l’arrêt à la suite d’un déversement de pétrole accidentel dans le fleuve, survenu jeudi soir.
Ce qui se passe réellement
Cette pollution fait l’objet d’une vaste opération de nettoyage et le dock où s’est produit le déversement reste inaccessible. Mais « l’Escaut est désormais rouvert à la navigation », a fait savoir dans un communiqué l’entreprise Port of Antwerp-Bruges. La fuite a eu lieu pendant une opération de ravitaillement d’un navire au bassin Deurganck, l’un des principaux terminaux du port, sur la rive gauche de l’Escaut. La circulation avait été interrompue en amont du terminal, depuis la haute mer, et plusieurs écluses ont dû être fermées, selon la même source.
La quantité de pétrole déversée dans l’eau restait inconnue vendredi à la mi-journée, mais ce qui est certain, c’est que plusieurs dizaines de navires se sont retrouvés bloqués, dans les deux sens de circulation, d’après les médias belges.
Pourquoi cela dérange
La société exploitante du port, qui gère conjointement les ports d’Anvers et de Zeebruges, a affirmé « regretter » l’incident, évoquant son possible impact « sur les zones naturelles vulnérables le long de l’Escaut ». Mais cette déclaration sonne comme une douce mélodie face à la cacophonie des promesses non tenues en matière de sécurité environnementale. Que dire des mesures préventives qui auraient pu éviter ce déversement ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont déjà visibles : un port paralysé, des navires immobilisés, et un environnement menacé. Les promesses de nettoyage rapide ne peuvent masquer l’ampleur des dégâts. La nature, elle, ne connaît pas de délais de livraison.
Lecture satirique
La porte-parole de MSC a déclaré : « Notre priorité, c’est la sécurité ». Une phrase qui pourrait faire sourire si ce n’était pas tragique. Quand la sécurité devient une priorité après le désastre, on se demande si les priorités étaient bien placées avant l’accident. Peut-être que la sécurité devrait être une priorité avant que le pétrole ne s’invite à la fête ?
Effet miroir international
En matière de gestion des crises environnementales, on pourrait faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui, à l’étranger, semblent souvent ignorer les conséquences de leurs actions. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la tendance à minimiser les risques environnementaux est alarmante. À Anvers, on pourrait presque croire que l’on suit le même script.
À quoi s’attendre
Les projections sont inquiétantes. Si la situation n’est pas maîtrisée rapidement, les conséquences écologiques pourraient être désastreuses. Les promesses de nettoyage pourraient se transformer en promesses en l’air, comme souvent dans les discours politiques.
Sources





