Angélique Monteil se bat pour sauver sa ferme familiale à Bétaille
Mise à jour le 2026-02-19 09:01:00 : Après une séparation, Angélique Monteil lance une campagne de financement participatif pour préserver la ferme de Louisotte.
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Angélique Monteil, 46 ans, tente de préserver la ferme familiale qu’elle a relancée à Bétaille. « Louisotte, c’était le surnom de ma grand-mère Marie-Louise. Pour moi, elle incarnait la sagesse et la résilience », raconte-t-elle, émue. Le nom de la ferme était une évidence, un hommage à la paysannerie féminine.
L’histoire du lieu remonte encore plus loin. « Mes arrière-grands-parents paternels étaient ici. Mon grand-père est né sur cette ferme. Mon père l’a reprise ensuite et j’ai grandi ici. »
À 18 ans, Angélique quitte le Lot pour ses études. Elle travaille comme conseillère emploi formation près de Toulouse. En 2015, elle ressent un besoin de changement. « J’étais en quête de sens. »
Le film documentaire « En quête de sens » agit comme un déclic. « Ça m’a chamboulée. Je me suis demandé ce qu’on pouvait reprendre comme pouvoir dans notre quotidien pour prendre soin de soi, des autres et de la terre », explique Angélique.
Une révélation à La Réunion
Avec son conjoint et leurs deux enfants, elle prend une année sabbatique à La Réunion. « On a découvert une ferme d’accueil, Lou Cachet. Ça a été une révélation. » La famille y reste quatre mois, et au retour, Angélique démissionne et revient à Bétaille.
Une ferme d’accueil et de lien
Angélique s’installe en entreprise individuelle et développe un verger agroécologique. « Ce n’est pas une ferme pédagogique. C’est une ferme d’accueil et de lien », insiste-t-elle.
Un soutien régional permet de construire un bâtiment bioclimatique de 500 m². « On a tout investi et je n’avais aucun revenu. On vivait sur nos économies », poursuit-elle.

Le lieu fédère avec des ateliers cuisine. « On sortait du Covid, il y avait un besoin fort de lien social », explique Angélique.
En 2021, l’association « Louisotte et Compagnie » voit le jour. Angélique développe des actions culturelles et sociales.

En 2022, le Département du Lot leur confie l’animation du programme « Peps » pour un public précaire. « Mais fin 2025, les financements s’arrêtent », déplore Angélique.
Une séparation qui fragilise tout
La séparation du couple fondateur complique la situation. « Mon ex-conjoint souhaite partir et vendre ses parts », explique Angélique.
Cette situation pourrait mener à une vente ou une liquidation si aucun accord n’est trouvé rapidement. Angélique refuse d’abandonner. « Ce projet n’est pas celui d’une seule personne. C’est un projet d’intérêt collectif. »
Un appel à la solidarité
Une cagnotte participative a été lancée sur la plateforme Bluebees pour permettre le rachat des parts. Le 21 mars prochain, une journée de soutien est organisée à la ferme.
En attendant, la ferme continue d’ouvrir ses portes au public. Angélique s’appuie sur les premiers élans de solidarité reçus. « Je crois à l’action modeste mais essentielle du colibri. »
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Angélique Monteil lance une campagne de financement participatif pour sauver sa ferme familiale.
- Qui est concerné : Les habitants de Bétaille et les soutiens à l’agriculture bio.
- Quand : Campagne en cours, journée de soutien le 21 mars.
- Où : Bétaille, France.
Sources

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Date : 2026-02-19 09:01:00 — Site : www.ladepeche.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-19 09:01:00 — Slug : apres-une-separation-elle-se-bat-pour-sauver-sa-ferme-familiale-et-lance-un-financement-participatif
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