Alimentation durable : un appel à projets qui fait sourire (jaune)

La DREAL, en partenariat avec l’ARS, la DRAAF et la Collectivité de Corse, lance un appel à projets pour une alimentation saine. Mais qui a dit que la bonne volonté était suffisante ?

Alors que la DREAL s’associe pour la seconde année à un appel à projets, on ne peut s’empêcher de se demander si cette initiative ne cache pas une belle opération de communication. En effet, structurer une approche « intégrée » et « territorialisée » d’une alimentation saine, c’est un peu comme vouloir faire pousser des tomates dans le désert. Les intentions sont louables, mais la réalité est souvent bien plus complexe.

Ce qui se passe réellement

Ce projet, lancé en partenariat avec l’ARS, la DRAAF et la Collectivité de Corse, vise à favoriser des systèmes alimentaires qui soient simultanément bons pour la santé humaine, les écosystèmes et la cohésion sociale. En théorie, cela semble parfait. Mais en pratique, qui va réellement en bénéficier ? Les promesses d’une « seule santé » semblent parfois aussi vides que les assiettes de ceux qui n’ont pas accès à une alimentation de qualité.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont légion. D’un côté, on prône une alimentation durable et accessible à tous, de l’autre, les réalités économiques et sociales de la Corse montrent que l’accès à des produits sains reste un luxe pour beaucoup. Ce projet, bien qu’ambitieux, semble ignorer la précarité alimentaire qui touche une partie de la population. En somme, un appel à projets qui pourrait bien se transformer en un appel à désillusion.

Ce que cela implique concrètement

Les candidatures doivent être déposées avant le 15 mai 2025 via une plateforme numérique. Une belle initiative, mais qui peut réellement se permettre de naviguer dans les méandres administratifs pour obtenir un soutien ? Les petites structures, souvent les plus innovantes, sont souvent celles qui se heurtent à des murs bureaucratiques. Le projet pourrait donc se retrouver entre les mains de quelques grandes organisations, laissant les petits acteurs sur le carreau.

Lecture satirique

Ironiquement, alors que l’on parle d’une approche « intégrée », on ne peut s’empêcher de penser à l’intégration des discours politiques qui, eux, semblent déconnectés de la réalité. Les promesses d’un avenir meilleur se heurtent à la dure réalité des inégalités alimentaires. On pourrait presque croire que les décideurs ont oublié que la santé passe aussi par l’accès à une alimentation de qualité, et non par de belles paroles.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques alimentaires des États-Unis ou de la Russie, où les discours sur la santé publique sont souvent contredits par des pratiques qui favorisent les grandes entreprises au détriment des petits producteurs. La Corse n’est pas à l’abri de ces dérives, et cet appel à projets pourrait bien n’être qu’un écran de fumée.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est à craindre que cette initiative ne reste qu’un vœu pieux, une belle idée sur le papier qui ne se traduira pas en actions concrètes. Les tendances actuelles montrent que sans un véritable engagement et des moyens adaptés, les promesses d’une alimentation durable risquent de rester lettre morte.

Sources

Source : www.corse.developpement-durable.gouv.fr

Appel à projet UNA SOLA SALUTA – Alimentation Santé & Développement Durable 2026
Visuel — Source : www.corse.developpement-durable.gouv.fr
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