Algérie : L’Industrie Pharmaceutique en Mode « Autarcie » ou Comment Promettre des Économies en S’Accrochant à des Illusions
L’Algérie se lance dans une course effrénée pour réduire ses importations de médicaments, mais à quel prix ? Une promesse de 2,7 milliards de dollars d’économies d’ici 2028 semble plus une chimère qu’une réalité tangible.
Table Of Content
- Ce qui se passe réellement
- Déploiement de onze unités de production
- Révision des objectifs annoncés en début d’année
- Valorisation des sous-produits agricoles
- Perturbations des chaînes d’approvisionnement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Dans un élan de patriotisme économique, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a récemment annoncé que l’Algérie allait réduire sa dépendance aux importations de matières premières. Oui, vous avez bien entendu, l’Algérie, ce pays qui a longtemps navigué dans les eaux troubles de l’importation, se transforme en un phare de l’autosuffisance. Mais, comme souvent dans les discours politiques, la réalité semble avoir pris un chemin détourné.
Ce qui se passe réellement
Le ministre a dévoilé un plan ambitieux : créer onze unités industrielles pour produire des intrants pharmaceutiques, avec l’espoir de réduire la facture d’importation de 2,7 milliards de dollars d’ici 2028. Cinq de ces unités sont déjà en construction, avec une promesse de réduire les importations de 1,04 milliard de dollars. En parallèle, six autres unités sont prévues pour 2027-2028, promettant une économie supplémentaire de 1,65 milliard de dollars. Tout cela, bien sûr, pour assurer notre « sécurité sanitaire ».
Déploiement de onze unités de production
Ah, les chiffres ! Ils dansent et chantent, mais sont-ils vraiment là pour nous sauver ? Ces unités, qui devraient entrer en service dans quelques mois, sont-elles réellement la solution miracle ? Les promesses de réduction des importations semblent plus être un vœu pieux qu’une stratégie solide.
Révision des objectifs annoncés en début d’année
En janvier 2026, Kouidri avait déjà promis une réduction de 60 % des importations. Aujourd’hui, il parle de 80 à 85 %. Une belle évolution, n’est-ce pas ? Comme si la réalité n’était qu’un tableau que l’on peut repeindre à volonté. Mais à quel prix ?
Valorisation des sous-produits agricoles
Et que dire de l’idée brillante de valoriser les déchets de dattes pour produire des excipients ? Une initiative louable, certes, mais qui soulève des questions. Pourquoi attendre si longtemps pour exploiter ces ressources ? Est-ce que cela ne ressemble pas à une tentative de masquer des lacunes structurelles par des solutions « vertes » ?
Perturbations des chaînes d’approvisionnement
Dans un contexte mondial chaotique, où les chaînes d’approvisionnement sont perturbées, le ministre appelle à la vigilance. Mais qui peut vraiment croire que l’Algérie, avec ses infrastructures et ses défis, pourra naviguer dans ces eaux troubles sans heurts ?
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes. D’un côté, on promet des économies et une autosuffisance, de l’autre, on reste dépendant de l’extérieur. Les discours politiques se contredisent, et les citoyens sont laissés dans le flou. Cette situation n’est-elle pas le reflet d’une gestion chaotique, où l’image prime sur la réalité ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ces promesses non tenues pourraient être désastreuses. Si l’Algérie ne parvient pas à réaliser ces projets, la facture d’importation continuera d’augmenter, laissant les citoyens face à des pénuries de médicaments et à des prix exorbitants.
Lecture satirique
En somme, nous assistons à un spectacle où le ministre joue le rôle du héros sauveur, tandis que la réalité se moque de lui en coulisses. Les promesses de sécurité sanitaire semblent plus être un slogan qu’une véritable stratégie. L’Algérie, en quête d’autosuffisance, se retrouve piégée dans un cycle de promesses vides.
Effet miroir international
Ce scénario n’est pas sans rappeler les discours des dirigeants autoritaires à travers le monde, qui promettent monts et merveilles tout en laissant leurs citoyens dans l’incertitude. L’Algérie, en se lançant dans cette aventure, ne fait-elle pas écho à ces dérives ?
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pourrions assister à une répétition des erreurs du passé. Les promesses de Kouidri pourraient bien se transformer en un nouveau chapitre de désillusion pour les Algériens.




