Algérie : Le Diesel à 20 Centimes, Un Luxe Inaccessible aux Européens
Alors que les prix des carburants flambent en Europe, l’Algérie continue de faire le plein à des tarifs défiant toute concurrence. Une ironie qui ne manque pas de piquer là où ça fait mal.
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En plein cœur de la tourmente géopolitique, où les prix des carburants explosent comme des feux d’artifice mal maîtrisés, l’Algérie semble vivre dans une bulle de tranquillité. Pendant que les automobilistes français se battent pour faire le plein à 2,25 euros le litre de diesel, les Algériens, eux, se contentent de débourser l’équivalent de… 20 centimes d’euro. Oui, vous avez bien lu, 20 centimes. Une aubaine qui frôle l’absurde.
Ce qui se passe réellement
En Algérie, le prix du litre de diesel est fixé à environ 31 dinars, soit 20 centimes d’euro, et l’essence à 47 dinars (environ 30 centimes). Ces tarifs, inchangés depuis des années, contrastent fortement avec la réalité mondiale. Abderrahmane, un habitant de Sétif, témoigne : « Ici, il n’y a aucune augmentation des prix, comme s’il n’y avait pas de guerre. » À Alger, Mahdi, lui, se réjouit de son plein à 1200 dinars, soit moins de 5 euros, qu’il compare au prix d’une pizza. Une situation qui semble presque comique, n’est-ce pas ?
Pourquoi cela dérange
Cette stabilité des prix en Algérie est le fruit d’une politique économique qui subventionne non seulement l’énergie, mais aussi le pain et l’éducation. Abderrahmane Mebtoul, économiste algérien, explique que ces subventions représentent environ cinq milliards d’euros. Mais à quel prix ? Le revenu moyen d’un Algérien ne représente que 20% de celui d’un Européen. Une belle manière de masquer les inégalités sous un vernis de stabilité.
Ce que cela implique concrètement
Cette situation soulève des questions sur la durabilité de ces subventions. Le gaspillage et la surconsommation sont des réalités qui pèsent sur l’économie algérienne. Les ajustements de prix, lorsqu’ils surviennent, sont souvent dérisoires par rapport à la flambée des prix observée à l’international. Le dernier ajustement remonte à janvier 2026, une première révision depuis six ans, qui ne fait qu’ajouter à l’absurdité de la situation.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment l’Algérie, avec ses prix de carburant ridiculement bas, devient un miroir déformant des politiques économiques mondiales. Pendant que les gouvernements européens tentent de justifier des hausses de prix par des crises géopolitiques, l’Algérie semble dire : « Quoi ? Une guerre ? Quelle guerre ? » Une belle ironie qui ridiculise les discours politiques sur la nécessité de la hausse des prix pour « sauver la planète ».
Effet miroir international
En parallèle, les États-Unis et la Russie, avec leurs politiques énergétiques souvent controversées, semblent également jouer dans cette cour de l’absurde. Les discours sur la transition énergétique se heurtent à la réalité des prix à la pompe, où les citoyens se retrouvent piégés entre promesses et réalité.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il sera crucial de surveiller l’évolution des politiques algériennes. Les tensions géopolitiques pourraient-elles finalement rattraper ce pays ? Les subventions peuvent-elles perdurer face à une économie mondiale en mutation ? Les Algériens, pour l’instant, semblent sereins, mais le vent pourrait tourner.



