Un huis clos qui brouille les pistes
L’intrigue se déroule au début des années 1990. Un chef d’orchestre, incarné par Benoît Poelvoorde, s’apprête à donner son dernier concert à Paris avant de prendre la direction du Philharmonique de Berlin. L’arrivée d’un admirateur, joué par Kad Merad, fait basculer la soirée : venu d’abord demander un autographe, il s’impose peu à peu dans la vie du musicien.
Alexandre Arcady présente le film comme un récit à suspense dont les relations entre les deux hommes se dévoilent progressivement. Le début emprunte, selon lui, aux codes de la comédie, avant de laisser place à une tension croissante. Le décor de l’Opéra-Comique, avec ses statues et ses fresques, contribue à ce contraste entre le calme de Paris sous la neige et le trouble qui s’installe à l’intérieur.
Le cinéaste a choisi deux acteurs que le public associe souvent à la comédie pour entretenir l’incertitude autour de l’histoire. Il dit avoir souhaité travailler avec Kad Merad depuis longtemps. Caterina Murino figure également au générique. Le film dure 1 h 30.
Une histoire née d’un texte reçu par courrier
Le point de départ de Fausse note est une lettre déposée sur le bureau du réalisateur par Didier Caron, auteur qu’il ne connaissait pas. Arcady explique avoir été saisi par la force du texte, la complexité des personnages et son rebondissement final.
La mémoire et le déracinement occupent aussi une place importante dans son parcours. Le réalisateur évoque le départ précipité de sa famille d’Algérie, lorsqu’il avait 13 ans. Sa mère regrettait d’avoir laissé des photographies dans leur logement ; des années plus tard, il a eu le sentiment de les lui rapporter symboliquement avec Le Coup de sirocco, son premier film.
La musique accompagne étroitement le récit. Le personnage principal étant chef d’orchestre, des œuvres de Mozart, dont la Petite Musique de nuit, participent à l’atmosphère du film. Pour Arcady, le passé n’est pas seulement matière à nostalgie : il permet de comprendre ce qui a façonné les individus et d’éclairer l’avenir.
Un ciné-concert annoncé en novembre
Le réalisateur a également évoqué un ciné-concert consacré à sa filmographie, prévu le 7 novembre 2026 au Palais des Congrès. Un orchestre symphonique doit y interpréter des musiques associées à ses films, tandis que des extraits seront projetés sur grand écran. Le programme annoncé comprend notamment des compositions de Serge Franklin, Philippe Sarde et Jean-Jacques Goldman, ainsi que des chansons inédites de Johnny Hallyday.
La date de sortie de Fausse note, le 7 octobre, l’a d’abord bouleversé, a confié Arcady, en raison de sa résonance depuis les attaques terroristes de 2023 en Israël. Il a précisé que le choix revenait au distributeur et qu’il avait fini par y voir un signe du destin.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : Florian Anselme

