Colette Capdevielle députée PS de la circonscription de Bayonne, Maria Echevarria présidente de Renaissance au Pays Basque et Tristan Proteau élu LR à Hendaye étaient les invités d’ICI Pays Basque ce dimanche 12 avril au lendemain de l’élection d’Alain Iriart à la présidence de l’Agglo Pays Basque.
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Alain Iriart, maire abertzale de Saint-Pierre-d’Irube est le nouveau président de l’agglomération Pays Basque. Il a été élu ce samedi 11 avril par les 232 élus de l’agglomération Pays Basque au deuxième tour de scrutin par 119 voix contre 102 pour le président sortant, le maire Renaissance de Bayonne, Jean-René Etchegaray.
Un résultat qui a sans aucun doute surpris les observateurs comme le note Maria Echevarria,présidente de Renaissance au Pays Basque et membre du bureau exécutif de Renaissance « Surprise, tout comme lui, je crois d’ailleurs, puisque Alain Iriart, que je félicite, hier, déclarait sa surprise de se retrouver à ce poste-là. Mais je pense surtout que ça marque un tournant politique qui révèle plutôt et davantage d’alliances entre élus que d’un basculement de l’opinion. Jean René avait parfaitement éloigné la politique de la gestion de l’agglo, et ça c’était un point fort, et j’espère qu’Alain Iriart saura faire de même. »
Un choix assumé estime de son côté Colette Capdevielle, la députée PS de la 5ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques « Alain Iriart était mon suppléant en juillet 2024, c’est un maire reconnu au Pays Basque pour savoir travailler avec l’ensemble des élus. Je pense que le Pays Basque était mûr pour un choix politique. C’était la première fois qu’il y avait plusieurs candidats à cette élection et c’était la première fois également qu’il y a eu un débat. tout est politique. Nous avons fait un choix politique, bien évidemment j’ai voté pour Alain Iriart, parce qu’il a démontré par le passé ses excellentes capacités de gestionnaire, Il a fait considérablement évoluer sa commune de Saint-Pierre-d’Irube et je pense qu’il présentait un projet politique auquel de nombreux élus de l’agglomération ont adhéré, et le fait qu’il ait surtout déclaré qu’il accomplirait ce mandat à 100% et qu’il laisserait la commune, je pense que ça a été un choix déterminant pour certains de nos collègues. »
« Une surprise mais qu’on aurait pu anticiper » précise Tristan Proteau, l’élu d’opposition LR à Hendaye « On a vu dans le dernier mandat de l’Agglo, divers groupes politiques qui se sont crées. Je pense qu’on aurait pu anticiper cela et montrer qu’il y avait peut-être une envie, voilà, de politiser aussi cette institution. Je pense que c’est ce qui s’est passé. Il y avait peut-être aussi un message de la part aussi des communes de l’intérieur qui avaient envie de se faire entendre. Est-ce que c’est bien, est-ce que c’est pas bien, on le verra par la suite, mais de toute façon quand on introduit de la politique, moi je trouve que c’est intéressant et c’est ce qui fait vivre une institution par la suite. »
Alain Iriart qui était ému, très ému à l’annonce des résultats et qui a tenu a rappelé ses engagements « C’est peut-être aussi le fruit de la persévérance, c’est le fruit aussi de ma capacité à travailler avec tout le monde, quelque soit les sensibilités et la taille des communes. Je pense que c’est cela qui marquera la réussite de la communauté d’agglomération. Je suis allé à la rencontre de tous les élus pour proposer le projet et un mode de fonctionnement plus décentralisé, plus participatif et j’ai senti lors de ces réunions qu’il y avait une attente forte des élus pour être au coeur du dispositif. L’engagement qui est le mien c’est de consacrer tout mon temps, toute mon énergie, toute ma compétence, tout mon savoir-faire pour travailler avec les autres pour faire avancer la communauté d’agglomération »
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Une élection qui s’est jouée en quinze minutes entre le premier et le deuxième tour de scrutin. Au premier tour Jean-René Etchegaray, le président sortant, avait obtenu 98 voix, Alain Iriart 80, Peio Etxeleku, le maire PNB de Cambo-les-Bains, 48 et Pascal Lesellier, élu RN de Bayonne, 1 voix. Et c’est entre les deux tours donc que Peio Etxeleku et Alain Iriart se sont acordés. Peio Etxeleku a retiré sa candidature et a précisé qu’à titre personnel il allait voter pour le maire EH Bai de Saint-Pierre-d’Irube. De quoi se poser la question des véritables intentions de Peio Etxeleku, choix politique ou volonté de faire battre Jean-René Etchegaray ? Question sans réponse de la part du principal intéressé qui n’a pas souhaité s’exprimer au sortir de l’élection.
Question qui a été posée à Jean-René Etchegaray et la réponse est assez claire « Je ne veux pas croire qu’il puisse y avoir de connivences, si je vois les raisons pour lesquelles ces deux formations politiques se sont passablement détestées et engueulées à l’issue des deuxièmes tours des élections municipales dans certaines communes, et je ne dirai pas laquelle, je suis simplement en train de constater qu’il peut y avoir des convergences qui peuvent s’opérer, l’objectif était je pense principalement de me battre, et si cet objectif était celui-là, eh bien il est gagné. »
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Alain Iriart : Le Nouveau Président de l’Agglo Pays Basque, ou Comment Surprendre Tout le Monde en Douze Minutes
L’élection d’Alain Iriart à la présidence de l’Agglo Pays Basque a laissé les observateurs pantois, mais pas autant que les élus qui, visiblement, n’ont pas vu venir ce coup de théâtre. Une surprise qui, pour certains, aurait pu être anticipée.
Ce dimanche 12 avril, les invités d’ICI Pays Basque, Colette Capdevielle (PS), Maria Echevarria (Renaissance) et Tristan Proteau (LR), ont tenté de déchiffrer le mystère de cette élection. Alain Iriart, maire abertzale de Saint-Pierre-d’Irube, a été élu président de l’agglomération Pays Basque avec 119 voix contre 102 pour le président sortant, Jean-René Etchegaray. Une élection qui s’est jouée en quinze minutes entre le premier et le deuxième tour, comme un match de tennis où le score final aurait pu être décidé par un simple coup de raquette.
Ce qui se passe réellement
Alain Iriart, élu par 232 élus, a su rassembler autour de lui dans un contexte où la politique semblait éloignée de la gestion de l’agglomération. Maria Echevarria, présidente de Renaissance, a exprimé sa surprise, tout en soulignant que ce tournant politique révélait davantage d’alliances entre élus que de changements d’opinion publique. Quant à Colette Capdevielle, elle a vanté les mérites de son ancien suppléant, affirmant que le Pays Basque était mûr pour un choix politique. Une déclaration qui fait sourire, tant on sait que la politique est souvent une danse délicate entre intérêts personnels et collectifs.
Pourquoi cela dérange
La surprise d’Iriart, qui a déclaré ne pas s’attendre à cette élection, soulève des questions. Comment un homme qui a su travailler avec tous les élus peut-il être à la fois un candidat surprise et un gestionnaire reconnu ? Les promesses de décentralisation et de participation, si souvent entendues, ne sont-elles pas devenues des slogans creux ? La politique, comme un bon vieux vin, semble avoir besoin d’un bon vieillissement pour ne pas tourner au vinaigre.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette élection pourraient être significatives. Si Iriart parvient à rassembler les élus autour de projets concrets, cela pourrait redynamiser l’agglomération. Mais si les alliances se révèlent fragiles, on pourrait assister à un retour à la case départ, avec des querelles de clocher qui rappellent les pires heures de la politique locale.
Lecture satirique
Les discours politiques de nos élus, souvent déconnectés de la réalité, ressemblent à des promesses de campagne qui s’effritent au premier contact avec la réalité. Les déclarations de Capdevielle et Echevarria, bien que pleines de bonnes intentions, semblent parfois plus proches d’un sketch comique que d’une véritable analyse politique. « Tout est politique », dit-elle. Oui, et parfois, cela ressemble à une pièce de théâtre où chacun joue son rôle sans vraiment savoir pourquoi.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des Pyrénées, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui émergent ailleurs, comme aux États-Unis ou en Russie. Ces gouvernements, tout comme nos élus locaux, promettent des changements tout en maintenant un contrôle serré sur les institutions. Une ironie qui ne fait que souligner l’absurdité de la situation.
À quoi s’attendre
Les tendances visibles laissent présager une période d’incertitude. Si les alliances se maintiennent, l’agglomération pourrait connaître un renouveau. Mais si les tensions refont surface, on risque de voir un retour à des pratiques politiques plus anciennes, où les intérêts personnels l’emportent sur le bien commun.
Sources




