Afreximbank : Une Croissance Florissante dans un Monde en Tumulte
La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) affiche des résultats impressionnants, mais à quel prix pour le continent ?
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Dans un communiqué publié le 9 avril 2026 depuis Le Caire, Afreximbank a annoncé des résultats financiers qui feraient pâlir d’envie n’importe quelle institution. Avec des actifs atteignant 48,5 milliards de dollars, en hausse de 21 % par rapport à 2024, on pourrait croire que l’institution est le phare de l’espoir économique en Afrique. Mais derrière cette façade brillante, se cache une réalité plus nuancée.
Ce qui se passe réellement
Afreximbank a enregistré une progression significative de ses principaux indicateurs pour l’exercice clos au 31 décembre 2025. Les prêts et avances nets ont augmenté de 16 %, atteignant 33,5 milliards de dollars, soutenant des secteurs jugés stratégiques comme l’industrie manufacturière et la sécurité alimentaire. Le ratio de prêts non performants reste stable à 2,43 %, et la liquidité est jugée confortable avec 6,0 milliards de dollars de trésorerie.
Pourquoi cela dérange
Ces chiffres, bien que positifs, soulèvent des questions. La Banque se vante d’une gestion rigoureuse des risques, mais que dire des millions de citoyens africains qui continuent de vivre dans la pauvreté ? Les financements soutiennent des projets d’envergure, mais à quel coût pour les petites entreprises locales qui peinent à obtenir des prêts ?
Ce que cela implique concrètement
La dynamique de croissance d’Afreximbank pourrait masquer des inégalités croissantes. Alors que les grandes entreprises bénéficient de financements, les petites et moyennes entreprises restent souvent sur le carreau. Les promesses d’industrialisation et de création de valeur semblent s’éloigner des réalités du terrain, où la majorité des Africains luttent pour joindre les deux bouts.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment Afreximbank se positionne comme le champion du développement économique, tout en négligeant les véritables besoins de la population. « Une décennie de leadership marquant », déclare Denys Denya, le premier vice-président exécutif. Peut-être devrait-il se pencher sur les réalités du quotidien des Africains, plutôt que de se perdre dans des chiffres qui brillent comme des étoiles dans un ciel obscurci par des nuages d’incertitude.
Effet miroir international
Dans un monde où les politiques autoritaires et ultraconservatrices se renforcent, la situation d’Afreximbank pourrait servir de leçon. Les États-Unis et la Russie, par exemple, affichent des chiffres économiques impressionnants tout en réprimant les voix dissidentes. La question demeure : à quel prix ces succès sont-ils réalisés ?
À quoi s’attendre
Les projections d’Afreximbank reposent sur des hypothèses soumises à divers risques. Les investisseurs sont invités à faire preuve de prudence. En effet, la réalité pourrait rapidement démentir les promesses d’une croissance soutenue, si les inégalités et les tensions sociales continuent de croître.



