Adriana Rivas : La Tortionnaire de Pinochet, Toujours en Cavale ?
L’ex-agente de la Dina, soupçonnée de crimes horribles, perd son dernier recours contre l’extradition. Une victoire pour la justice, mais une ironie amère pour les victimes.
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Adriana Rivas, 72 ans, a récemment échoué dans sa tentative de bloquer son extradition depuis l’Australie, où elle s’était confortablement installée depuis 1978. Cette ancienne agente de la Dina, la sinistre police politique de la dictature de Pinochet, est accusée d’avoir participé à l’enlèvement, à la torture et à la disparition de dissidents. Un petit détail qui ne semble pas avoir perturbé son quotidien d’exilée. Mais voilà, la justice chilienne a décidé de lui rappeler que l’impunité a ses limites.
Ce qui se passe réellement
Rivas est réclamée par la justice chilienne depuis 2014 pour son rôle dans des crimes odieux, y compris la séquestration de Victor Diaz, un ancien dirigeant syndical, et de Reinalda Pereira, une militante enceinte. Le Parti communiste chilien a salué cette avancée judiciaire, appelant à la « fin de l’impunité ». Mais qui aurait cru qu’un jour, une tortionnaire pourrait être forcée de rendre des comptes ?
Pourquoi cela dérange
La situation d’Adriana Rivas soulève des questions troublantes sur la justice et la mémoire. Comment une personne ayant contribué à un régime aussi brutal a-t-elle pu vivre paisiblement pendant des décennies, loin des conséquences de ses actes ? Cela met en lumière l’hypocrisie de ceux qui prônent la justice tout en permettant à des criminels de guerre de jouir de leur retraite au soleil.
Ce que cela implique concrètement
Si Rivas est extradée, cela pourrait ouvrir la voie à d’autres poursuites contre des complices de la dictature. Mais cela ne résoudra pas le problème de l’impunité qui continue de gangrener le Chili. Les victimes et leurs familles attendent toujours justice, et chaque jour qui passe sans réponse est une nouvelle blessure.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques se contredisent. D’un côté, on prône les droits humains et la justice, et de l’autre, on laisse des tortionnaires vivre tranquillement. Cela rappelle étrangement les promesses de certains leaders autoritaires qui promettent la paix tout en brandissant la menace de la répression. Quelle belle ironie !
Effet miroir international
Cette situation n’est pas unique au Chili. Dans d’autres coins du monde, des figures autoritaires continuent de prospérer, protégées par des discours de sécurité et de stabilité. Les États-Unis, par exemple, ont souvent soutenu des régimes répressifs sous prétexte de lutte contre le communisme. La justice est-elle vraiment universelle, ou est-elle réservée à ceux qui ne dérangent pas l’ordre établi ?
À quoi s’attendre
Si l’extradition de Rivas se concrétise, cela pourrait être le début d’un mouvement plus large pour traduire en justice d’autres responsables des atrocités passées. Mais ne nous faisons pas d’illusions : la route sera semée d’embûches, et les promesses de justice risquent de se heurter à la réalité politique.


