Accord UE-Mercosur : pourquoi les vins de Bourgogne pourraient bientôt conquérir l’Amérique du Sud
La signature imminente du traité UE-Mercosur pourrait ouvrir un marché clé aux vins de Bourgogne, impactant directement producteurs et consommateurs.
Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur est sur le point d’être signé. Ce texte suscite de fortes oppositions, mais il pourrait avantager certains secteurs, notamment les vins de Bourgogne. Pour les producteurs, ce nouvel accès au marché sud-américain arrive alors que la consommation baisse en France et que les marchés américains et chinois s’essoufflent. Les conséquences pourraient être majeures pour l’emploi et le pouvoir d’achat dans la filière viticole. Les prochaines étapes dépendront de la ratification définitive de l’accord.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : L’accord UE-Mercosur faciliterait l’exportation des vins de Bourgogne vers l’Amérique du Sud.
- Qui est concerné : Producteurs de vins de Bourgogne, consommateurs sud-américains, secteur agricole français.
- Quand : Signature du traité en passe d’être conclue (janvier 2026).
- Où : Union européenne, pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).
Chiffres clés
- 50 millions de bouteilles de vins de Bourgogne exportées chaque année.
- La moitié de la production part vers 180 pays.
- L’Amérique du Sud n’est actuellement qu’en 22e position des marchés d’exportation.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Les droits de douane baisseraient, rendant les vins plus accessibles en Amérique du Sud.
- Démarches utiles : Les formalités administratives seraient simplifiées pour les exportateurs.
- Risques si vous n’agissez pas : Perte de relais de croissance pour les producteurs si le marché sud-américain reste fermé.
- Exceptions : D’autres pans de l’agriculture française pourraient être défavorisés par l’accord.
Contexte
Les vins de Bourgogne sont reconnus mondialement. Jusqu’à présent, ils étaient surtout exportés vers les États-Unis et le Canada. Le marché sud-américain, dominé par le Brésil, reste marginal. Selon Laurent Delaunay, président de l’interprofession des vins de Bourgogne, l’accord UE-Mercosur permettrait de vendre moins cher, de faciliter les démarches administratives et de protéger les appellations contre la contrefaçon. Toutefois, la question des « clauses-miroirs » inquiète : les normes imposées aux produits importés ne seraient pas aussi strictes qu’en France, ce qui alimente la colère d’autres agriculteurs.
Ce qui reste à préciser
- Les modalités exactes de reconnaissance des appellations et IGP dans chaque pays du Mercosur.
- L’impact réel sur les autres secteurs agricoles français encore opposés à l’accord.
Citation
« Pour nous, ce n’est pas non plus la victoire du siècle. Je regrette fortement que cette négociation n’ait pas été faite dans de très bonnes conditions, même si c’est favorable pour nous. » — Laurent Delaunay, président de l’interprofession des Vins de Bourgogne
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-11 16:00:00 — Site : france3-regions.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
Application : Téléchargez Artia13 Actualité (Android)
Notre IA anti-désinformation : Analyzer Fake News (Artia13)
Publié le : 2026-01-11 16:00:00 — Slug : mercosur-pourquoi-laccord-de-libre-echange-pourrait-profiter-aux-vins-de-bourgogne
Hashtags : #Mercosur #pourquoi #laccord #libreéchange #pourrait #profiter #aux #vins #Bourgogne