Accord UE-Australie : Le retour du Mercosur, ou comment Macron s’auto-sabote
Un nouvel accord commercial entre l’Union européenne et l’Australie pourrait bien faire ressurgir les fantômes du Mercosur, mettant Emmanuel Macron dans une position délicate.
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Le 24 mars, après huit longues années de négociations, l’Union européenne et l’Australie ont enfin signé un accord commercial. Mais au lieu de célébrer, on se demande si ce n’est pas un nouveau cauchemar pour Emmanuel Macron, déjà malmené par le psychodrame du Mercosur. Ironie du sort, alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance envers les États-Unis et la Chine, elle se retrouve à ouvrir ses portes à des quotas de viande bovine et ovine australienne, au grand dam des agriculteurs européens. Bravo, l’Europe !
Ce qui se passe réellement
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a fait le déplacement jusqu’à Canberra pour signer cet accord, qui promet d’augmenter les exportations européennes vers l’Australie d’un tiers. En échange, les agriculteurs européens doivent accepter des quotas détaxés de produits australiens, ce qui a fait grincer des dents à la FNSEA, qui y voit un écho du Mercosur. « Encore un coup dur pour notre agriculture », s’exclament-ils, comme si ce n’était pas déjà assez compliqué.
Pourquoi cela dérange
Ce nouvel accord met en lumière les contradictions flagrantes de la politique commerciale européenne. D’un côté, on prône la protection des agriculteurs européens, de l’autre, on leur impose des concessions qui pourraient les mettre à genoux. Comment peut-on espérer renforcer l’agriculture européenne tout en ouvrant les vannes à la viande australienne ? C’est un peu comme essayer de remplir un seau avec un fond troué.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont déjà palpables : les agriculteurs européens s’inquiètent pour leur avenir, tandis que le gouvernement français se retrouve une nouvelle fois dans une position délicate. Les promesses de croissance des exportations risquent de s’effacer face à la colère des producteurs locaux. En somme, un bel exemple de la politique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».
Lecture satirique
Le discours politique autour de cet accord est un véritable festival de contradictions. D’un côté, on nous parle de croissance et de prospérité, de l’autre, on sacrifie nos agriculteurs sur l’autel du libre-échange. C’est comme si Macron essayait de jongler avec des œufs tout en dansant sur un fil de fer. À ce rythme, il va finir par se casser la figure, et avec lui, toute l’agriculture européenne.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec les politiques autoritaires qui fleurissent un peu partout dans le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les dirigeants semblent avoir un talent particulier pour ignorer les besoins de leur peuple tout en poursuivant des objectifs économiques douteux. Est-ce que Macron est en train de prendre des notes ?
À quoi s’attendre
Les mois à venir s’annoncent tumultueux. Entre la grogne des agriculteurs et les promesses de croissance qui risquent de s’évaporer, il est difficile de voir comment Macron va naviguer dans ces eaux troubles. Une chose est sûre : le cauchemar du Mercosur n’est pas prêt de s’éteindre.
Sources
Source : www.courrierinternational.com
