Le baromètre Datascope 2026 d’Axa apporte un éclairage précis et structurant pour les entreprises. Au-delà d’une hausse désormais bien identifiée de l’absentéisme, l’étude met en évidence une transformation du phénomène. En 2025, le taux atteint 4,8 % dans le secteur privé, contre 4,5 % un an plus tôt, soit une progression continue depuis la crise sanitaire et une hausse de 50 % depuis 2019, selon AXA le 31 mars 2026. Mais le point clé n’est pas uniquement quantitatif. Le baromètre montre que la nature même de l’absentéisme évolue.

Un absentéisme tiré par les arrêts longs, pas par les absences courtes
Absentéisme : ce que révèle en profondeur le baromètre Axa pour les managers
Premier enseignement majeur : la hausse du taux d’absentéisme ne s’explique pas par une multiplication des absences de courte durée. Celles-ci restent nombreuses – 44 % des arrêts concernent des périodes de 1 à 3 jours – mais leur impact sur le taux global est marginal, inférieur à 0,2 point. À l’inverse, ce sont les arrêts longs qui structurent la dynamique actuelle. Les arrêts de plus de deux mois représentent désormais plus des deux tiers du taux global. Plus encore, les arrêts de plus de six mois pèsent à eux seuls 2,1 points du taux global en 2025, contre 1,6 point en 2022, d’après l’étude détaillée du Datascope.

Cette évolution est déterminante pour les entreprises. Elle signifie que le sujet principal n’est plus la gestion de l’absentéisme ponctuel, mais la prévention des situations de rupture durable avec le travail. Le coût organisationnel, humain et économique se concentre désormais sur une minorité de situations longues, mais lourdes.


Jeunes salariés : une montée rapide et un profil d’absences spécifique
Le baromètre met également en lumière une progression marquée chez les jeunes actifs. L’absentéisme augmente de 10 % chez les moins de 30 ans et de 11 % chez les 30-35 ans, selon les données reprises par TF1 Info. Au-delà de la hausse, Axa décrit un profil d’absentéisme particulier. Les jeunes salariés cumulent plusieurs caractéristiques : une fréquence élevée d’arrêts courts, souvent liée à des épisodes épidémiques, mais aussi une progression des arrêts répétés et, surtout, une montée des arrêts longs.
Les données détaillées montrent que les moins de 30 ans atteignent 105 arrêts pour 100 salariés sur un an, avec 57 % d’arrêts de 1 à 3 jours. Parallèlement, ils sont fortement concernés par les arrêts de longue durée. Dans cette tranche d’âge, les troubles psychologiques représentent 51 % des arrêts longs. Pour les managers, ce double profil – absences fréquentes et fragilité sur les arrêts longs – renvoie à des enjeux de socialisation professionnelle, de stabilité des parcours et de conditions d’entrée dans l’emploi.
Autre évolution structurante : la progression de l’absentéisme chez les cadres. Longtemps moins exposés, ils connaissent désormais une hausse de 8 % en 2025, selon TF1 Info. Le phénomène reste quantitativement plus limité que dans d’autres catégories, mais il est qualitativement stratégique. Axa souligne que la durée moyenne des arrêts des cadres dépasse désormais celle des non-cadres. Chez les hommes cadres de 30 à 45 ans, l’absentéisme progresse de 16 % et que la fréquence des arrêts de plus de six mois bondit de 38 %.


La santé mentale, premier moteur de l’absentéisme
Le point central du baromètre Axa concerne la santé mentale. Les troubles psychologiques s’imposent désormais comme la première cause des arrêts longs. Chez les moins de 30 ans, ils représentent 51 % des arrêts de longue durée. Chez les 30-35 ans, cette part atteint 54 %. L’étude met également en évidence un rajeunissement des situations : l’âge moyen de survenue de ces troubles passe de 43,3 ans en 2019 à 40 ans en 2025.
Ce déplacement générationnel est un signal fort. Il traduit une exposition plus précoce aux risques psychosociaux, mais aussi une moindre capacité d’absorption des tensions professionnelles.

 


Absentéisme : Quand la santé mentale devient le nouveau virus au travail

Le baromètre Axa révèle une hausse alarmante de l’absentéisme, mais pas à cause de petits rhumes : la santé mentale est en première ligne.

En 2025, le taux d’absentéisme dans le secteur privé atteint 4,8 %, une hausse continue depuis la crise sanitaire et une augmentation de 50 % depuis 2019. Mais qui aurait cru que les bureaux seraient désormais des terrains de bataille pour la santé mentale plutôt que pour les virus saisonniers ?

Ce qui se passe réellement

Le baromètre Axa nous éclaire sur un phénomène en pleine mutation. L’absentéisme n’est plus seulement le résultat de quelques jours de congé maladie. Non, ce sont les arrêts longs qui tirent la dynamique. Les arrêts de plus de deux mois représentent désormais plus des deux tiers du taux global. En 2025, ces arrêts de plus de six mois pèsent à eux seuls 2,1 points du taux global, contre 1,6 point en 2022. Les entreprises doivent désormais se concentrer sur la prévention des ruptures durables avec le travail, un défi de taille qui ne se résume pas à une simple gestion des absences ponctuelles.

Un absentéisme tiré par les arrêts longs, pas par les absences courtes
Absentéisme : ce que révèle en profondeur le baromètre Axa pour les managers

Jeunes salariés : une montée rapide et un profil d’absences spécifique

Le baromètre met également en lumière une progression marquée chez les jeunes actifs. L’absentéisme augmente de 10 % chez les moins de 30 ans et de 11 % chez les 30-35 ans. Axa décrit un profil d’absentéisme particulier : ces jeunes salariés sont souvent absents pour des arrêts courts, mais leur situation se détériore avec une montée des arrêts longs. Les troubles psychologiques représentent 51 % des arrêts longs chez les moins de 30 ans. Pour les managers, cela soulève des questions sur la socialisation professionnelle et les conditions d’entrée dans l’emploi.

La santé mentale, premier moteur de l’absentéisme

Les troubles psychologiques s’imposent désormais comme la première cause des arrêts longs. Chez les moins de 30 ans, ils représentent 51 % des arrêts de longue durée. Ce rajeunissement des situations est un signal fort, révélant une exposition plus précoce aux risques psychosociaux et une capacité d’absorption des tensions professionnelles en berne.

Pourquoi cela dérange

Il est ironique de constater que dans un monde où les entreprises prônent le bien-être au travail, les jeunes actifs se retrouvent à jongler avec des troubles psychologiques en pleine montée. Les promesses de bien-être se heurtent à la réalité d’un système qui semble plus préoccupé par la productivité que par la santé de ses employés.

Ce que cela implique concrètement

Les entreprises doivent désormais investir dans des programmes de prévention et de soutien psychologique. Ignorer ce phénomène pourrait entraîner des coûts organisationnels, humains et économiques considérables. Mais qui a dit que la santé mentale était une priorité pour les décideurs ?

Lecture satirique

Les discours politiques sur le travail et la santé mentale semblent souvent déconnectés de la réalité. Pendant que certains prônent la nécessité de « travailler plus pour gagner plus », les jeunes salariés se battent contre des démons invisibles qui les éloignent de leurs bureaux. La promesse d’un avenir radieux au travail se transforme en un cauchemar quotidien.

Effet miroir international

À l’étranger, des politiques autoritaires comme celles des États-Unis ou de la Russie montrent également un mépris flagrant pour la santé mentale de leurs citoyens. Les discours sur la productivité et la performance sont souvent utilisés pour justifier des conditions de travail précaires, laissant les employés à la merci de leurs angoisses.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une crise de santé mentale au travail sans précédent. Les entreprises devront s’adapter, mais seront-elles prêtes à le faire avant qu’il ne soit trop tard ?

Sources

Source : www.carnetsdubusiness.com

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Visuel — Source : www.carnetsdubusiness.com
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