Une stratégie axée sur la dissuasion
Lors d’une conférence sur la sécurité organisée dans la capitale polonaise, Alexus Grynkewich doit exposer ce qu’il appelle sa « théorie de la victoire » : les grandes lignes de la manière dont l’Alliance pourrait l’emporter en cas d’affrontement avec Moscou.
Selon le colonel Martin O’Donnell, porte-parole du général, cette approche vise à préserver l’avantage militaire de l’Otan et à s’appuyer sur ses dispositifs de dissuasion et de défense. La semaine précédente, il avait expliqué que l’Alliance devait se préparer à décourager toute agression et, si nécessaire, à la repousser.
La prise de parole ne devrait pas révéler le contenu détaillé des plans militaires, protégés par le secret. Elle doit surtout envoyer un signal à Moscou et rassurer les pays du flanc oriental de l’Otan, particulièrement exposés à la menace russe.
Les inquiétudes liées aux opérations hybrides
La préoccupation des pays occidentaux ne porte pas uniquement sur une éventuelle offensive conventionnelle. Ils redoutent également la multiplication d’opérations qui restent sous le seuil d’une guerre ouverte : sabotages, incendies volontaires ou ingérences. La découverte d’un drone chargé d’explosifs dans un aéroport allemand figure parmi les incidents qui ont alimenté ces inquiétudes.
Des responsables occidentaux estiment que ces actions pourraient devenir plus dangereuses alors que l’armée russe est engagée dans la guerre en Ukraine. Mais leur nature complique la réponse de l’Otan : puisqu’elles ne constituent pas nécessairement une attaque armée au sens traditionnel, les Alliés doivent chercher comment réagir sans provoquer d’escalade militaire.
Garder son sang-froid
Fin septembre, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, avait appelé les pays membres à rester mesurés tout en poursuivant leur soutien à Kiev. Il avait averti qu’il ne fallait pas faire preuve de naïveté à l’égard de la Russie, tout en affirmant que l’Alliance était plus forte et que Moscou le savait.
Fondée en 1949, l’Otan affirme que sa mission est la défense collective de ses membres et qu’elle ne cherche pas à attaquer la Russie. La stratégie présentée à Varsovie s’inscrit dans cette logique : rendre crédible la capacité de riposte de l’Alliance afin de dissuader une attaque.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD



