Qui n’a pas rêvé, étant enfant, d’avoir la fusée de Tintin dans sa chambre ? Alexandre Godquin n’en a pas rêvé, il l’a fait.
Dans son atelier installé chez lui, à Oust-Marest, deux imprimantes 3D tournent presque sans relâche. Remplies de filament plastique, elles fabriquent des pièces conçues quelques heures plus tôt sur un écran d’ordinateur.
À 38 ans, il s’est lancé dans l’aventure de l’impression 3D avec une idée simple : « créer des objets uniques et des choses qui correspondent à un besoin réel ».
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Parti de rien
L’histoire d’AG-3D a pourtant commencé modestement, dans un simple abri de jardin. La production a débuté en décembre dernier et c’est sur le marché de Noël d’Oust-Marest que le microentrepreneur s’est fait connaître pour la première fois.
Pour Alexandre Godquin, l’impression 3D est avant tout une passion ancienne. « Je l’ai découverte en 2015 et j’ai commencé à modéliser quelque temps après », raconte-t-il.
À l’époque, les machines sont encore peu fiables. Il préfère apprendre, expérimenter, se former. « J’ai continué d’apprendre à modéliser pendant plusieurs années et j’ai acheté ma première imprimante il y a cinq ou six ans ». Les débuts sont faits d’essais et d’erreurs. « Je me suis fait la main, j’ai testé et surtout beaucoup raté pour arriver à un niveau acceptable ».
Il se lance
Peu à peu, l’idée de transformer ce loisir en activité professionnelle fait son chemin. « Je me suis dit : pour financer ce qui est à la base un loisir, pourquoi ne pas le professionnaliser et montrer aux gens que ça existe et que ce n’est pas inaccessible ? »
Son activité repose sur une idée simple : répondre à des demandes précises, parfois impossibles à satisfaire dans le commerce. « On m’a demandé de réparer des pièces cassées. On peut aussi créer des pièces qui n’existent pas dans le commerce ».

De A à Z
Chaque commande fonctionne sur le même principe : échange avec le client, conception sur logiciel et ajustements si nécessaire. « Le client décide de tout et à tout moment, il n’y a rien de figé. À tout moment du process, je peux modifier ». Une flexibilité essentielle pour ce type de production. « Produire des objets uniques : si on n’est pas flexible, il n’y a aucun intérêt ».
Une fois la modélisation terminée sur l’ordinateur, le logiciel envoie les informations à l’imprimante qui s’occupe du reste. « C’est cool de dessiner quelque chose et qu’elle soit là une heure après », sourit-il. Alexandre peut même surveiller le travail à distance grâce à une caméra.
Le principe reste relativement simple : « La machine chauffe la matière, la fait fondre et la dépose ». Le matériau principal utilisé est un filament plastique, même si d’autres technologies d’impression existent.
La fusée, c’était marrant
Parmi toutes ses créations, l’une se démarque particulièrement : une fusée rouge et blanche haute d’un mètre cinquante. Impossible de la manquer dans son atelier. Un clin d’œil assumé à l’univers de Tintin. « La fusée, c’était marrant. Je fais partie d’une génération qui regardait Tintin à la télé, la fusée est iconique et il y a une part de défi ». Les imprimantes ont fonctionné pendant quatre jours pour produire l’ensemble des pièces, ensuite assemblées une à une.

« Je suis assez fier de tout ce que j’ai fait, même si ce qui marque, c’est le temps passé dessus », confie-t-il en observant sa réalisation. Une démonstration aussi des capacités de la technologie : « On peut travailler sur d’assez grande taille », glisse-t-il en regardant fièrement la fusée.
Se développer prudemment
Pour l’instant, l’activité se développe progressivement. « L’idéal serait d’en vivre mais ça reste une niche dans un bassin local qui n’est pas énorme, c’est compliqué ». Il préfère avancer prudemment. « On va y aller étape par étape, je suis parti de rien ».
Il prévoit déjà d’agrandir son parc de machines afin d’augmenter sa capacité de production. Un investissement supplémentaire, alors que ses deux imprimantes actuelles représentent déjà plus de 1 100 euros.
Et les idées ne manquent pas. Si Alexandre Godquin souhaite avant tout continuer à concevoir des pièces utiles, il imagine aussi de nouveaux défis. Le prochain pourrait bien être spectaculaire : la création d’un gorille géant.
Contact : 06 75 32 25 13 ou via Instagram : ag3d_2025 ou via le site internet : www.ag-3d.fr
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À Oust-Marest, la fusée de Tintin s’envole… vers l’absurde !
Alexandre Godquin, 38 ans, a réalisé le rêve d’enfant de beaucoup : une fusée de Tintin. Mais derrière cette prouesse technologique, se cache une réalité bien plus complexe.
Qui aurait cru qu’un abri de jardin à Oust-Marest pourrait devenir le berceau d’une aventure spatiale ? Alexandre Godquin, passionné d’impression 3D, a réussi à faire décoller son rêve en créant une réplique de la célèbre fusée de Tintin. Mais alors que certains rêvent de conquêtes spatiales, d’autres se battent pour réparer des pièces cassées. Ironie du sort, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
AG-3D, la petite entreprise d’Alexandre, a vu le jour dans un abri de jardin, avec deux imprimantes 3D qui tournent à plein régime. Depuis décembre dernier, il répond à des demandes parfois impossibles à satisfaire dans le commerce. « On m’a demandé de réparer des pièces cassées », explique-t-il. Voilà un vrai besoin dans un monde où l’obsolescence programmée règne en maître.
Pourquoi cela dérange
La réalité est que, pendant qu’Alexandre s’efforce de créer des objets uniques, d’autres, comme les géants de l’industrie, continuent de produire en masse des produits jetables. La fusée de Tintin, symbole d’un rêve d’exploration, devient alors un reflet de notre incapacité à réparer ce qui est cassé. Une belle métaphore de notre société, où l’on préfère acheter du neuf plutôt que de réparer.
Ce que cela implique concrètement
Dans un monde où les petites entreprises peinent à se faire une place, AG-3D représente une lueur d’espoir. Mais cette lueur est ternie par le fait que l’activité d’Alexandre reste une niche. « L’idéal serait d’en vivre, mais ça reste compliqué », confie-t-il. La réalité économique est cruelle, et les rêves de conquête spatiale se heurtent à des murs bien plus terre-à-terre.
Lecture satirique
Alors que certains parlent de « révolution industrielle », Alexandre, lui, se contente de réparer des objets. La promesse d’un avenir radieux à portée de main se transforme en une lutte quotidienne pour la survie. Qui aurait cru que la véritable aventure serait de faire vivre une petite entreprise dans un monde qui préfère le jetable au durable ?
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation fait écho aux dérives autoritaires et aux politiques ultraconservatrices. Pendant que certains rêvent de conquêtes spatiales, d’autres se battent pour des droits fondamentaux. La fusée de Tintin, loin d’être un simple jouet, devient le symbole d’une lutte plus vaste contre l’absurdité du monde moderne.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, nous pourrions voir de plus en plus de petites entreprises comme AG-3D émerger. Mais sans un soutien réel, ces initiatives risquent de rester des rêves inachevés, coincés entre la réalité économique et les promesses politiques vides.
Sources



