À Nantes, en Loire-Atlantique (Pays de la Loire), la maire Johanna Rolland a présenté le 13 octobre 2026 trois demandes pour répondre aux consommations de drogues dans l’espace public du centre-ville : davantage de capacités de soins en addictologie au CHU, un renforcement de l’équipe mobile d’aide et une étude sur la faisabilité d’une halte soins addictions. À ce stade, il s’agit de demandes et de démarches à engager, pas de l’annonce d’une ouverture prochaine ni de moyens supplémentaires déjà actés. (metropole.nantes.fr)

Trois pistes, sans calendrier opérationnel détaillé

Ces propositions font suite à une réunion tenue lundi 12 octobre sous l’égide du préfet, avec la maire, le procureur de la République, l’Agence régionale de santé et la Police nationale. La Ville dit vouloir mieux articuler les réponses sanitaires et sociales avec les enjeux de tranquillité publique, alors que des habitants et des commerçants s’inquiètent de la situation en centre-ville. (metropole.nantes.fr)
La première demande porte sur les capacités de prise en charge en addictologie du CHU de Nantes, notamment le nombre de lits spécialisés. La deuxième vise l’Équipe mobile d’aide (EMA), créée par la Ville et présente sur le terrain depuis janvier 2026. Elle a pour mission d’aller à la rencontre des personnes en grande précarité et de faciliter leur orientation vers les soins et les dispositifs d’accompagnement. La mairie souhaite en consolider les moyens, sans préciser à ce stade les effectifs ou le financement visés. (metropole.nantes.fr)
Enfin, la municipalité veut lancer une étude de faisabilité pour une halte soins addictions (HSA), éventuellement articulée au projet du nouvel hôpital. Ces lieux proposent un cadre supervisé par des professionnels et visent notamment à réduire les risques sanitaires et à faciliter l’accès aux soins. Mais l’étude n’est pas encore un projet d’implantation arrêté : le communiqué municipal indique que Johanna Rolland entend saisir le Premier ministre. (metropole.nantes.fr)
Un vœu voté, pas une ouverture décidée
Le conseil municipal a adopté à l’unanimité, le 9 octobre, un vœu en faveur du développement d’une HSA à Nantes. Ce vote exprime une position politique et formule des demandes à l’État, notamment sur le cadre réglementaire et les conditions d’ouverture. Il ne vaut pas autorisation ni décision de créer une structure dans la ville. La Ville rappelle que les haltes de ce type fonctionnent actuellement à Paris et à Strasbourg. (metropole.nantes.fr)
La proposition municipale est contestée par le Rassemblement national. Dans un communiqué cité par 20 Minutes, Bryan Pecqueur, délégué départemental adjoint du parti, qualifie les mesures de « mesurettes » et reproche à la mairie de privilégier l’accompagnement plutôt que la répression. Cette critique porte sur l’orientation politique des réponses annoncées ; elle ne modifie pas leur statut, qui reste celui de demandes et d’une étude envisagée.
La suite attendue
La Ville indique qu’une nouvelle réunion doit se tenir d’ici un mois pour poursuivre les échanges et avancer sur les différents axes. Le communiqué ne fournit pas encore de calendrier détaillé pour l’étude de faisabilité, de chiffres sur les lits supplémentaires demandés au CHU ni de moyens précis pour l’EMA. Pour les habitants, l’effet concret des annonces dépendra donc des arbitrages à venir et de la réponse de l’État et des partenaires concernés. (metropole.nantes.fr)
Source : 20Minutes – Actu Nantes
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