Au lendemain du rassemblement organisé place Bellecour pour soutenir les commerçants et les forces de l’ordre, un groupe identifié a posteriori comme appartenant à l’ultradroite a défilé dans Lyon. Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, s’est dit « furieux » de ce qu’il considère comme une récupération de la mobilisation. Le rassemblement avait eu lieu lundi 19 octobre, après les violences du samedi 17 octobre. (leparisien.fr)

Un rassemblement qui se voulait apolitique
Environ 500 personnes, selon les organisateurs, se sont réunies vers 20 heures place Bellecour pour témoigner leur soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre. Les violences et pillages du 17 octobre avaient touché plus de 150 commerces de la presqu’île, dans le centre de Lyon.
La préfecture avait interdit les manifestations dans l’hypercentre de 18 heures à 21 heures et instauré un couvre-feu de 21 heures à 6 heures le lendemain. Selon les services de l’État, le rassemblement, auquel participaient des élus en écharpe, s’est achevé avant le début du couvre-feu afin de respecter cette mesure.
Un groupe distinct s’est formé après la dispersion
La préfecture rapporte que des personnes qu’elle a identifiées après les faits comme appartenant à l’ultradroite se sont mêlées au rassemblement, avant de se constituer en cortège au moment de sa dispersion. Elle leur reproche d’avoir cherché à s’approprier une mobilisation présentée comme apolitique.
Des vidéos diffusées en ligne montrent le groupe scandant des slogans hostiles. L’une, relayée par Lyon Capitale, fait notamment entendre « La rue, la France nous appartient » et « La racaille en prison ». D’autres images montrent une banderole « Anticasseurs Lyon » et « Doucet démission », ainsi qu’un drapeau tricolore marqué d’une croix celtique.
D’après la préfecture, le cortège s’est dirigé vers la sortie du périmètre concerné par le couvre-feu et s’est dispersé vers 2 heures du matin, hors de la zone prescrite.
Le maire condamne les slogans
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a condamné l’action du groupe et les slogans scandés. Dans un communiqué, l’élu a appelé à l’apaisement et indiqué avoir demandé au préfet d’appliquer strictement les règles de l’État de droit. Il a également sollicité le ministre de l’Intérieur afin qu’il garantisse l’ordre républicain.
Étienne Guyot a indiqué que les autorités ne toléreraient ni expression constituant un appel à la haine ni attroupement susceptible de troubler l’ordre public. La préfecture a décrit la nuit sous couvre-feu comme « très calme » : elle a fait état d’une interpellation et de deux verbalisations.
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
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