À Laval, la transition écologique : un verger et des promesses en fleurs

Le ministre Lefèvre vante les mérites d’une ferme urbaine, mais les promesses d’emplois et de solidarité cachent-elles une réalité plus amère ?

En déplacement à Laval ce vendredi 10 avril 2026, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a visité la ferme urbaine du quartier Saint-Nicolas. Pour le maire Florian Bercault, « ce projet montre que la transition écologique peut être porteuse d’emplois, créatrice d’opportunités et vecteur de solidarité ». Portée par Laval Agglomération et l’association La Ferme d’Aventure, et soutenue par l’État et de nombreux partenaires, la ferme urbaine du Grand Saint-Nicolas sera déployée à terme sur plus de 10 hectares en agriculture biologique. Au mois de mars, un verger intensif de 800 arbres fruitiers a été implanté sur le site. La production maraîchère a démarré sur une surface de 3 750 m², complétée par une vingtaine de carrés potagers. Une cheffe d’équipe encadre actuellement cinq salariés en insertion, mobilisés trois jours par semaine dans le cadre du dispositif « Territoire zéro chômeur de longue durée ». En 2026, la création d’un forage d’eau assurera l’irrigation des cultures dans la durée.

Ce qui se passe réellement

Le ministre Lefèvre, tout sourire, a donc inauguré une ferme urbaine qui, selon le maire, serait la panacée pour l’emploi et la solidarité. En effet, qui aurait cru qu’un verger de 800 arbres fruitiers et quelques carrés potagers pouvaient résoudre les problèmes d’insertion professionnelle ? Pendant ce temps, la réalité du marché du travail continue de faire des ravages, mais ne laissons pas ces détails gâcher la fête.

Pourquoi cela dérange

La belle promesse d’emplois et d’opportunités se heurte à une réalité bien plus sombre. Cinq salariés en insertion pour une ferme de 10 hectares, c’est un peu comme vouloir remplir une piscine avec une cuillère à café. La transition écologique, si elle est louable, semble ici plus être un slogan qu’une véritable politique d’inclusion.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette initiative sont doubles. D’un côté, on peut applaudir l’effort de verdissement urbain, mais de l’autre, il est difficile de ne pas voir l’ironie d’une politique qui se vante de créer des emplois tout en ne touchant qu’une poignée de personnes. Le forage d’eau, quant à lui, semble être le seul élément capable de soutenir cette illusion de prospérité.

Lecture satirique

Le discours politique s’érige en monument de contradictions. D’un côté, on nous promet une transition écologique porteuse d’emplois, de l’autre, on se contente de quelques emplois précaires. Si la transition écologique est un jardin, il est fort probable qu’il soit envahi par les mauvaises herbes de l’inefficacité.

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux discours des dirigeants autoritaires qui, eux aussi, promettent monts et merveilles tout en laissant leurs citoyens dans la précarité. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de prospérité sont souvent suivies de réalités bien plus sombres.

À quoi s’attendre

Si cette ferme urbaine est un premier pas, il reste à voir si elle pourra réellement transformer le paysage économique de Laval. Les tendances actuelles laissent présager une lutte acharnée entre les belles paroles et les réalités du terrain.

Sources

Source : www.lejournaldesentreprises.com

Projet d'insertion par l'emploi, la ferme urbaine de Laval Agglomération en production
Visuel — Source : www.lejournaldesentreprises.com
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